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Etats-Unis

Bavure policière à Sacramento: l'enquête est close, pas de poursuites fédérales

Manifestation en mémoire à Stephon Clarke le 28 mars 2018 à Sacramento (photo d'illustration).
Manifestation en mémoire à Stephon Clarke le 28 mars 2018 à Sacramento (photo d'illustration). REUTERS/Gabriela Bhaskar
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les deux policiers qui avaient tué un père de famille noir en 2018 à Sacramento après avoir confondu son téléphone avec une arme ne seront pas poursuivis. C’est ce qu’ont annoncé, jeudi 26 septembre, les autorités fédérales, faute de preuves, selon la justice américaine. Déjà en mars dernier, le procureur de Californie annonçait, lui aussi, que les deux policiers ne seraient pas poursuivis par la justice californienne, estimant que les deux hommes n’avaient commis aucune faute.

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De notre correspondant à San Francisco, Eric de Salves

« Les enquêteurs n’ont pas trouvé suffisamment de preuves pour engager des poursuites fédérales contre les deux policiers, les investigations sont donc terminées. » Cette annonce du département américain de la Justice, la famille de Stéphon Clarke a du mal à la digérer. « Nous continuerons à nous battre, dit son frère, si la police savait faire la différence entre une arme et un téléphone, Stephon serait encore en vie. »

Car en 2018, ces deux agents, dont un Noir, avaient tiré à 20 reprises sur Stephon Clarke, père de famille noir de 22 ans, le tuant de sept balles dont trois dans le dos, alors qu’il se trouvait dans le jardin de sa grand-mère. Les images du drame filmées par des caméras embarquées de police avaient déclenché des semaines de manifestations, mais ce sont aussi ces mêmes images qui paradoxalement évitent des poursuites aux policiers.

Mettre ses mains en l’air

Quelques secondes avant de tirer les agents demandent en effet au suspect de mettre ses mains en l’air. Or, dans l’une de ses mains, la victime tenait un téléphone que les policiers ont pris pour une arme. Or, aux yeux de la justice américaine, le simple fait que la police ait pu se penser en danger, l’autorise à ouvrir le feu en toute légalité.

Cette semaine, la police de Sacramento a d’ailleurs diffusé un communiqué répétant qu’aucune faute n’avait été commise, et que les deux agents, peuvent reprendre leur service normalement dans les rues de Sacramento. La mort de Stephon Clark dans son jardin à Sacramento en mars 2018 avait déclenché plusieurs semaines de manifestations dans la capitale Californienne.

► À lire aussi : Bavure policière : Sacramento dédommage les enfants d’une victime

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