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La revue de presse des Amériques

À la Une: deux proches de l’avocat de Donald Trump arrêtés.

Rudy Giuliani, l'avocat personnel de Donald Trump est avec Lev Parnas, l'une des deux personnes arrêtées à l'aéroport de Washington.
Rudy Giuliani, l'avocat personnel de Donald Trump est avec Lev Parnas, l'une des deux personnes arrêtées à l'aéroport de Washington. REUTERS/Aram Roston

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Les deux hommes proches de Rudy Giualiani, l’avocat du président Trump, sont accusés d'avoir dissimulé l'origine de dons de plusieurs centaines de milliers de dollars. Des dons octroyés au moment des élections de mi-mandat de 2018 à plusieurs comités de soutien du Parti républicain et à plusieurs de ses candidats. Lev Parnas, un citoyen américain d'origine ukrainienne, et Igor Fruman, un Américain né en Biélorussie, ont été arrêtés mercredi soir à l'aéroport international de Washington munis de billets aller simple à destination de Vienne, rapporte le New York Times. Hier, les procureurs fédéraux ont inculpé les deux hommes « de quatre chefs d'accusation : complot, falsification de documents, fausses informations à la Commission électorale fédérale. Et puis, la justice américaine les accuse d'avoir injecté de l'argent d'origine étrangère (notamment russe) dans la campagne électorale américaine de 2018 à travers des sociétés-écrans », écrit The Hill.

L'un des candidats républicains qui a bénéficié de l'argent des deux acolytes est Pete Sessions, élu du Texas à la Chambre des représentants. « En échange, Lev Parnas et Igor Fruman lui réclament un petit service », explique le Texas Tribune en référence à l'acte d'accusation : « les deux hommes d'affaires demandent à l'élu texan de les aider à obtenir le renvoi de l’ambassadrice des États-Unis en Ukraine : Marie Yovanovitch. Et en effet, Pete Sessions écrit un mail au secrétaire d'État Mike Pompeo lui demandant de renvoyer l'ambassadrice qui, selon l'élu, ne ferait pas preuve de suffisamment de loyauté vis-à-vis l'administration Trump ». Rien d’étonnant, à en croire le Washington Post, puisque « Madame Yovanovitch a essayé contrecarrer les efforts de l'équipe Trump d'utiliser l'Ukraine pour obtenir des informations compromettantes sur Joe Biden ».

L'arrestation des deux proches de Giuliani pointe en effet en direction de l'affaire ukrainienne. Selon le New York Times, Parnas et Fruman « ont mis en contact Monsieur Giuliani avec des Ukrainiens qui étaient disposés à rechercher des informations compromettantes sur les Bidens ». Et d'ailleurs, fait pour le moins curieux : The Atlantic révèle que l'avocat personnel de Donald Trump allait se rendre, lui aussi, à Vienne cette semaine. Les démocrates à la Chambre des représentants, qui mènent actuellement l'enquête en vue d'une destitution du président, souhaitent en tout cas entendre les deux hommes d'affaires. Quant à l'ancienne ambassadrice des États-Unis à Kiev, Marie Yovanovitch : elle est attendue devant la commission d'enquête ce matin. Et elle compte s'y rendre même si le département d'État dont elle dépend toujours le lui interdit l'audition souligne le Washington Post.

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Haïti : nouvelle journée de manifestation nationale ce vendredi

L’opposition qui refuse de dialoguer avec le président Jovenel Moïse exige toujours sa démission. Alors que toutes les activités restent bloquées à travers le pays et les écoles fermées, le gouvernement et l'opposition ont lancé chacun de leur côté des initiatives pour une sortie de crise.

Le Nouvelliste parle d'un « duel à distance »: « Deux jours après la formation de la commission présidentielle pour le dialogue, l’opposition a installé, ce jeudi, la commission de facilitation de la passation de pouvoir. Si la structure de Jovenel Moïse se donne pour mission de conduire les discussions qui doivent aboutir à une solution concertée de sortie de crise, celle de l’opposition se donne pour mission de remplacer le chef de l’État par un juge de la Cour de cassation et de former un gouvernement de transition. Pour le moment, il n’existe aucun canal de dialogue entre ces deux structures », constate le journal.

Le moins que l'on puisse dire c'est que les éditorialistes ne sont guère optimistes ce matin. « Si pitoyable que se révèle le leadership de Jovenel Moïse avant et pendant la crise actuelle, l'incertitude des jours qui suivraient son éventuelle démission doit alerter sur le piège d'une vengeance politique », avertit le journal Le National. « Les tentatives pour instrumentaliser les frustrations des masses à des fins politiciennes viennent de partout. La barque nationale coule sans qu'aucune planche de salut ne soit visible », constate l'éditorialiste. De son côté, Le Nouvelliste renchérit : « Avant le début de ce nouvel épisode de contestation, l’État haïtien était faible. Maintenant, il s’est effondré comme pendant le coup d’État de 1991 ou après le séisme du 12 janvier 2010 », écrit l'éditorialiste du quotidien qui conclut sur cette interrogation : « Pendant combien de temps peut-on supporter une telle situation ? »

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