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Équateur

De nouvelles violences entre police et manifestants amérindiens en Équateur

La police équatorienne faisant face aux manifestants à Quito, le 11 octobre 2019.
La police équatorienne faisant face aux manifestants à Quito, le 11 octobre 2019. REUTERS/Henry Romero
Texte par : RFI Suivre
2 mn

De nouveaux heurts entre la police et manifestants indigènes ont éclaté à Quito près de la Maison de la culture et de l’Assemblée nationale vendredi 11 octobre. Le président de la République a lancé un nouvel appel au dialogue.

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Avec notre correspondant à Quito,  Éric Samson

Réputés pour leur passé guerrier, de nouveaux manifestants amérindiens sont arrivés à Quito en provenance d’Amazonie. Portant leurs lances traditionnelles, ils ont rejoint leurs camarades à la Maison de la culture et se sont dirigés vers l’Assemblée nationale.

Ce bâtiment semble aujourd’hui être leur objectif plus que le palais présidentiel toujours déserté depuis que le président Lenin Moreno a transféré le siège du gouvernement dans la ville côtière de Guayaquil. Ils se sont approchés aussi près que possible de l’Assemblée protégée par la police et les militaires.

Gaz lacrymogène dans une maternité

C’est alors que les affrontements les plus violents ont éclaté. Des nuages de gaz lacrymogènes ont pénétré dans les locaux d’un hôpital et d’une maternité situés aux alentours, suffoquant patients et médecins. Les manifestants se sont regroupés dans les rues voisines et ont contre-attaqué à coup de cocktails Molotov.

Certains n’ont pas hésité à arracher des panneaux de signalisation pour s’en servir de projectiles. D’autres ont improvisé des lance-roquettes avec des tubes en plastique dirigés vers la police. Sept personnes ont été blessées selon un bilan extra officiel d’organisme de défense des droits de l'homme.

►À lire aussi : A-t-on vraiment voulu s'en prendre au président équatorien Moreno ?

Le président de la République a lancé un nouvel appel au dialogue, sous l’égide des Nations unies et de la Conférence épiscopale. Mais Lenin Moreno répète qu’il ne compte pas rétablir les subventions sur les carburants, même s'il est prêt à négocier. Par contre, les leaders du conflit ne veulent pas négocier et le conflit risque de s'enliser.

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