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États-Unis

Procédure de destitution de Trump: début des auditions publiques le 13 novembre

La salle où se dérouleront les premières auditions publiques la semaine prochaine dans le cadre de la procédure de destitution de Donald Trump, au Capitole à Washington.
La salle où se dérouleront les premières auditions publiques la semaine prochaine dans le cadre de la procédure de destitution de Donald Trump, au Capitole à Washington. REUTERS/Joshua Roberts
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les premières auditions publiques dans le cadre de la procédure de destitution du président américain auront lieu la semaine prochaine, mercredi et vendredi. C’est l’ambassadeur en Ukraine, Bill Taylor, qui sera auditionné le premier. À huis clos, il avait confirmé les pressions exercées par la Maison Blanche sur la présidence ukrainienne.

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Avec notre correspondance à Washington, Anne Corpet

C’est le début du grand spectacle : mercredi 13 novembre, des millions d’Américains seront rivés devant leurs écrans de télévision pour assister aux premières auditions publiques par le Congrès de la procédure de destitution. Les démocrates entendent aller vite et frapper fort. Bill Taylor, qui ouvrira le bal, est le premier diplomate à avoir affirmé que Donald Trump a bien exercé un chantage sur son homologue ukrainien pour son propre intérêt politique.

Adam Schiff, président de la commission du renseignement, espère que sa déposition convaincra les Américains. « Ces auditions publiques donneront la possibilité au peuple américain d’évaluer eux-mêmes la validité des témoins, mais aussi d’apprendre de première main les faits sur la mauvaise conduite du président », explique-t-il.

« Il semble incapable de s’engager dans un chantage »

Ces auditions risquent de fissurer un peu la défense des républicains, qui ont toujours nié toute forme de pression sur l’Ukraine. Le plus fidèle allié du président a d’ailleurs évoqué un nouvel argument pour plaider en faveur de Donald Trump : son incohérence. « Ce que je peux vous dire sur la politique de Trump vis-à-vis de l’Ukraine, c’est qu’elle était incohérente. Cela dépend de la personne à qui vous parlez. Il semble incapable de s’engager dans un chantage », justifie Lindsey Graham.

Rudolf Giuliani, l’avocat personnel du président, mis en cause pour avoir développé un réseau diplomatique parallèle et contraire aux intérêts américains, a pour sa part annoncé qu’il avait recruté trois avocats afin d’assurer sa défense.

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