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Bolivie

En Bolivie, la présidente Jeanine Añez campe sur ses positions conservatrices

La présidente par intérim de Bolivie Jeanine Añez lors d'une conférence de presse à La Paz le 15 novembre 2019.
La présidente par intérim de Bolivie Jeanine Añez lors d'une conférence de presse à La Paz le 15 novembre 2019. RONALDO SCHEMIDT / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La Bolivie a désormais un gouvernement par intérim après la démission d’Evo Morales dimanche dernier. La présidente Jeanine Añez et ses ministres ont en principe 90 jours pour organiser de nouvelles élections. Ce nouveau gouvernement ne fait pas l’unanimité, et des manifestations ont lieu dans tout le pays. La répression des forces de l’ordre a fait quatre morts ce vendredi.

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Avec notre correspondante à La Paz,  Alice Campaignolle

Jeanine Añez est présidente de la Bolivie depuis à peine quatre jours, et déjà sous le feu des critiques. L’ex-sénatrice de 52 ans du parti Unité Nationale, placé à droite, est notamment attaquée pour ses positions très conservatrices. Ce vendredi matin, elle a confirmé l’importance qu’aura la religion dans son mandat : « Je suis une femme de foi, une femme de Dieu, a-t-elle déclaré. Pour moi, la parole du Seigneur est très importante, et j’y reviens souvent. Tant que je serai au Palais du gouvernement, la Bible y sera aussi. »

Beaucoup considèrent aussi que la présidente par intérim ne se charge pas seulement des affaires courantes comme elle devrait. Elle a notamment pris position sur des sujets très sensibles, comme la reprise des relations diplomatiques avec les États-Unis et le Chili. Mais elle ne cesse de répéter qu’elle n’est qu’une cheffe d’État de transition : « Nous ne prenons aucune décision importante. Nous remettons seulement le pays sur pieds, nous le rendons opérationnel de nouveau, pour que tout rentre dans l’ordre. C’est une transition, je ne cesserai pas de le répéter. »

Jeanine Añez est confrontée depuis plusieurs jours à des manifestants qui refusent de la reconnaître comme présidente, elle qui n’a pas été élue et qui a nommé un gouvernement conservateur laissant peu de place à des représentants de la majorité indigène du pays.

►À lire aussi : Bolivie: à La Paz, l'essence et la nourriture commencent à manquer

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