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Turquie / UE / Iran

La Turquie n'adhère pas aux sanctions européennes contre l'Iran

Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki (g) et son homologue turc Ahmet Davutoglu, à Istanbul, le 25 juillet 2010.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki (g) et son homologue turc Ahmet Davutoglu, à Istanbul, le 25 juillet 2010. REUTERS/Tolga Bozoglu
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'Union européenne a approuvé le 26 juillet 2010 de nouvelles mesures restrictives contre l'Iran, après les sanctions décidées en juin par l'ONU pour dissuader Téhéran de poursuivre ses activités nucléaires sensibles. Candidate à l’UE, Ankara ne se considère pas comme partie prenante à cette décision. La Turquie est aussi fervente avocate d’un accord d’échange du combustible nucléaire iranien qui transiterait par son territoire et éviterait une crise internationale.

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Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

La Turquie, pays non membre mais seulement en négociation d’adhésion avec l’Union, ne risque d’être affectée par ces sanctions que par ricochet. C’est plutôt son image de fidèle allié européen qui pourrait être affectée, et de toute façon, pour des activités relativement marginales.

Ankara en effet n’investit pas, n’assure pas et ne transfère pas de technologie dans le secteur iranien des hydrocarbures ou de leur transport et ne fait qu’acheter à Téhéran et réexporter soit du gaz vers l’Europe, soit du pétrole raffiné vers l’Iran lui-même.

Une firme turque vient d’ailleurs de signer avec l’Iran un contrat gazier portant sur un milliard d’euros, mais le ministre turc de l’Energie Taner Yildiz a lui-même nié tout lien de cette société avec l’Etat turc, et même tout risque pour son pays d’être frappé de mesures de rétorsion.

La Turquie, d’abord parce qu’elle se bat pour une solution diplomatique et négociée à la crise du nucléaire iranien, entend appliquer a minima, sans trop de zèle les sanctions adoptées par l’ONU. Elle reste cependant indifférente - comme elle l’a toujours fait et quitte à froisser ses partenaires - aux injonctions des Américains et des Européens à isoler Téhéran.

La position turque s’explique, certes, par les relations commerciales. Mais la proximité de l’Iran et la préservation d’une paix régionale relative, surtout, motivent aussi Ankara et, c’est vrai, font ressembler sa diplomatie à l’exercice du grand écart.

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