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Pakistan : un chef de la police tué dans un attentat

Des secouristes essayent de sortir le corps du chef de la police tué dans un attentat à Peshawar, le 4 août 2010.
Des secouristes essayent de sortir le corps du chef de la police tué dans un attentat à Peshawar, le 4 août 2010. REUTERS/Fayaz Aziz

Au Pakistan, malgré la mousson exceptionnelle, et les millions de victimes des inondations, la guerre civile se poursuit dans les régions du nord-ouest. Les talibans ont revendiqué leur responsabilité dans la mort du commandant de police victime d'un attentat suicide mercredi 4 août 2010 à Peshawar. Deux autres personnes ont succombé dans l'attaque. Sifwat Ghayoor était l'un des responsables de la lutte anti-insurrectionnelle dans l'une des régions du pays où la souveraineté de l'Etat a le plus de difficulté à s'établir.

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Les insurgés ont frappé « à la tête ». Sifwat Ghayoor était un ancien chef de la police de Peshawar. Mais il était aussi le commandant des gardes-frontière de la province, un puissant corps paramilitaires chargé de veiller sur ces fameuses zones tribales frontalières avec l'Afghanistan, et considérées comme des sanctuaires taliban, et comme des bases arrières des insurgés afghans.

Peshawar, capitale provinciale au coeur de la guerre civile

Depuis quelques mois, les paramilitaires de Sifwat Ghayoor avaient également pour mission d'accompagner l'armée pakistanaise dans son offensive contre les talibans. C'est donc une cible de premier plan qui a été exécutée mercredi à Peshawar, capitale provinciale au coeur de la guerre civile larvée qui se poursuit au Pakistan. Nombre d'attentats qui endeuillent régulièrement le pays ont lieu à Peshawar.

L'OTAN, qui combat les talibans afghans, y entretient une base logisitique près de la ville. C'est de là que partent les convois terrestres destinés à approvisionner son dispositif déployé au-delà de la frontière toute proche. Cette base est régulièrement la cible d'attaques menées par les combattants islamistes et, à plusieurs reprises, des convois de l'OTAN ont été détuits par les insurgés. L'attentat de mercredi a été revendiqué par les talibans. Leur porte-parole a promis le même sort à tous ceux qui agissent contre eux

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