Pakistan, Royaume-Uni

Asif Ali Zardari et David Cameron tente de renforcer le dialogue

Asif Ali Zardari (g) et David Cameron.
Asif Ali Zardari (g) et David Cameron. Reuters / Peter Macdiarmid

Au Pakistan, la pluie continue de tomber et les Nations unies ne cachent pas leur pessimisme. La colère des sinistrés grandit contre les autorités accusées d’être incapables de leur porter secours. Particulièrement critiqué, le président Asif Ali Zardari en tournée en Europe, est en Grande-Bretagne où il a rencontré le Premier ministre David Cameron. On assure que tout va bien entre les deux pays.

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Avec notre correspondant à Londres, Alain Georges

« L’amitié entre nos deux pays est indéfectible », ont assuré les deux hommes après une heure d’entretien dans la résidence de campagne de David Cameron. Le Premier ministre britannique et le président pakistanais Asif Ali Zardari ont promis de renforcer le dialogue entre les deux capitales en instaurant un sommet annuel bilatéral.

Le but est de calmer la colère d’Islamabad après les déclarations de David Cameron accusant le Pakistan d’exporter le terrorisme. Les deux hommes se sont tus sur ce sujet qui fâche, assurant seulement qu’ils allaient accroître leur coopération dans le domaine.

Ces déclarations de bonnes intentions masquent difficilement un froid diplomatique que prouve la brièveté des déclarations des deux hommes et le peu de publicité faite à la visite. Une discrétion rendue nécessaire par la polémique entourant le déplacement de monsieur Zardari, accusé de déserter son pays au moment où il est victime d’inondations meurtrières.

Son fils Bilawal Zardari Bhutto, héritier de la dynastie des dirigeants pakistanais, a d’ailleurs décidé de ne pas participer demain à un meeting politique avec son père disant préférer lancer un appel de fonds à Londres en faveur des quatre millions et demi de sinistrés dans son pays.
 

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