Chine/Inondations

Le bilan des victimes des inondations en Chine s'alourdit

Des secouristes désinfectent une rue touchée par un glissement de terrain, à Zhougu, dans la province de Gansu, le 11 août 2010.
Des secouristes désinfectent une rue touchée par un glissement de terrain, à Zhougu, dans la province de Gansu, le 11 août 2010. REUTERS/Stringer

La journée du 11 août 2010  a été particulièrement macabre dans le Gansu, province du nord-ouest de la Chine, où 400 corps ont été découverts, ce qui porte à plus de 1 100 le nombre de personnes tuées suite aux nombreux glissements de terrain du week-end dernier. Des catastrophes provoquées par des pluies diluviennes. Mais le bilan s'est considérablement alourdi et risque encore de s'aggraver.  En dépit du travail des sauveteurs, il n'y a quasiment aucune chance de retrouver encore vivant l'un des 600 disparus.

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Avec notre correspondante à Shanghai, Delphine Sureau

Depuis quatre jours, les glissements de terrain ont saccagé Gansu. La probabilité de retrouver des personnes vivantes coincées dans les décombres, et sans rien à boire, est très faible. On se dirige donc vers un bilan très lourd : plus de 1 700 morts. Des secouristes fouillent toujours les gravats jour et nuit. Mais la priorité est désormais d’éviter une nouvelle catastrophe. Car la pluie a fait son retour dans la région. Mais pour l’instant, elle est limitée à de petites averses, avant l’arrivée du typhon Dianmu prévu le 13 août.

Ce typhon a déjà balayé la Corée du Sud et pourrait provoquer de nouveaux glissements de terrain. Les habitants se trouvant près de la rivière en contrebas de Zhouqu, qui a débordé le week-end dernier, ont été évacués. Depuis plusieurs jours, ingénieurs et militaires s’attachent à sécuriser une retenue d’eau qui s’est formée dans la rivière suite aux glissements de terrain.

Prévenir les épidémies, une urgence pour les autorités

Les personnes sinistrées qui ont pu se réfugier chez des amis ou dans leur famille l’ont fait depuis longtemps. Mais des milliers d'habitants restent sous des tentes et attendent de voir si leurs proches sont retrouvés par les secours. A longueur de journée, il leur faut donc identifier les corps des 1 117 morts. L’odeur est étouffante. Et comme dans chaque catastrophe naturelle, les services de santé essaient de prévenir le développement des épidémies.

Des haut-parleurs diffusent des messages dans les villes de la région pour expliquer aux habitants comment se protéger. Aucune maladie n’a pour l’instant été signalée. Les services de santé ont traité avec des désinfectants une bonne partie du district de Gansu. Et pour l’anecdote, ils ont fait venir des tonnes d’ail et de poivre de Sichouan, réputés être efficace contre les épidémies.

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