pakistan

Pakistan : le président Zardari se rend enfin sur le terrain

Le président pakistanais Ali Zardari donne un chèque (en bleu) à une victime des inondations dans le camps de Sukkur, le 12 août 2010.
Le président pakistanais Ali Zardari donne un chèque (en bleu) à une victime des inondations dans le camps de Sukkur, le 12 août 2010. AFP/Presse information department

Critiqué pour son absence du pays pendant les inondations et la lenteur gouvernementale dans l'organisation des secours, le président pakistanais Asif Ali Zardari s'est rendu pour la première fois jeudi 12 août 2010 sur les lieux du désastre, qui a fait plus de 1 600 morts et deux millions de sans-abri, et affecté plus de 14 millions de personnes, soit 8% de la population. Face à l'incurie de l'appareil d'Etat, l'armée, qui a dirigé le pays pendant plus de la moitié de ses 63 ans d'existence, a pris en main l'organisation des secours, renforçant ainsi son aura auprès d'une population plus que sceptique sur l'efficacité du pouvoir civil.

Publicité

Avec notre correspondant à Islamabad, Benoît Bringer

Plus de deux semaines après le début de cette catastrophe gigantesque, le président Asif Ali Zardari s’est rendu près de Sukkur, l’une des zones les plus touchées, dans la province du Sind, au sud du Pakistan. Une destination qui avait été tenue secrète pour des raisons de sécurité, avaient expliqué ses conseillers, qui ont annoncé qu’Asif Ali Zardari avait rencontré des sinistrés réfugiés dans un collège.

Cette visite était indispensable, même si, il y a peu de chance qu’elle améliore l’image du président pakistanais. Il doit, en effet, faire face à la colère de la population, qui lui reproche de ne pas avoir écourté sa tournée en Europe, alors que son pays était sous les eaux. Et son principal opposant, Nawaz Sharif, insiste : « Le président s’est décrédibilisé lors de ces inondations ».

La situation s’améliore petit à petit

Sur le front des inondations justement, la situation s’améliore, petit à petit, les eaux commencent à baisser, et même si quelques pluies éparses sont encore prévues, la météo s’annonce plutôt clémente pour les jours à venir. Mais l’étendue des dégâts, qui ne sont pas encore totalement estimés est immense.

Le pays mettra beaucoup de temps à se relever de cette catastrophe. L’agriculture, le premier secteur de l’économie pakistanaise, est particulièrement touché. Selon les Nations unies, la reconstruction du pays devrait se chiffrer en milliards de dollars.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail