Pakistan

Le sud du Pakistan menacé par les eaux de l’Indus

Montage de deux images satellites montrant à gauche l'Indus dans son cours normal et à droite l'étendue de la crue du fleuve sacré.
Montage de deux images satellites montrant à gauche l'Indus dans son cours normal et à droite l'étendue de la crue du fleuve sacré. REUTERS/DigitalGlobe

Les Nations unies ont un besoin urgent d'hélicoptères, 40 environ, pour atteindre les victimes des inondations au Pakistan. De nombreuses zones ne sont accessibles que par les airs. L'ONU prévient que 800 000 sinistrés risquent de mourir de faim ou de maladie. Le niveau des eaux baisse dans le nord du pays, mais le sud reste menacé par les crues de l’Indus.

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En Inde, c'est un cours d'eau sacré. Pourtant, au Pakistan voisin, l'Indus déborde, il atteint maintenant quinze fois sa taille normale. La faute à la mousson, la saison des pluies, très violente en Asie, qui alterne phases de précipitations intenses et accalmies soudaines.

Maurizio Giuliano

Depuis le Tibet, où il prend sa source, l'Indus traverse le Pakistan du nord au sud. Pendant ce voyage, il croise et il absorbe plusieurs affluents qui viennent encore renforcer son débit. Mais c'est quand il se jette enfin dans la mer d'Oman, au sud du pays, que les risques sont les plus importants : quand les eaux déjà gonflées rencontrent les grandes marées de pleine lune et les neiges fondues venues des montagnes.

Les crues menacent une région très fertile, donc très peuplée, autour d'Hyderabad, la sixième ville du pays avec plus de 2 millions et demi d'habitants. Plusieurs villages ont été évacués et des milliers d'ouvriers travaillent à renforcer les digues placées le long du fleuve. Selon les prévisions, les eaux devraient continuer à monter pendant trois jours pour enfin se stabiliser.
 

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