Kazakhstan / France

Le Kazakhstan, un invité peu démocratique

Le président français Nicolas Sarkozy et le président kazakh, Noursoultan Nazarbaïev (g), lors de la signature des accords commerciaux, au palais de l'Elysée à Paris, le 27 octobre 2010.
Le président français Nicolas Sarkozy et le président kazakh, Noursoultan Nazarbaïev (g), lors de la signature des accords commerciaux, au palais de l'Elysée à Paris, le 27 octobre 2010. Reuters/Lionel Bonaventure/Pool

Le président Nicolas Sarkozy a reçu, ce mercredi 27 octobre 2010 à déjeuner, Noursoultan Nazarbaïev, son homologue du Kazakhstan. Cet ex-pays soviétique dont le sous-sol est riche en hydrocarbures et en uranium, aiguise les appétits et a un développement économique soutenu. Le Kazakhstan assure par ailleurs la présidence de l'OSCE, et ce, malgré un bilan très mitigé en matière de démocratie et de droits de l'homme.

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Les discours officiels du Kazakhstan affichent de bonnes intentions en matière de promotion et de défense des droits de l'homme. Mais la réalité semble tout autre comme le dénonce Jean-Marie Fardeau, directeur de Human Rights Watch à Paris : « La situation des droits de l’homme au Kazakhstan est extrêmement préoccupante. C’est un régime autoritaire qui n’hésite pas à utiliser des méthodes très répressives, depuis la torture jusqu’à des emprisonnements sur la base de procès conduits de manière non respectueuse des droits de la personne accusée.

Le contrat va porter sur une première tranche de cinquante hélicoptères.

Philippe Bottrie, vice-président des relations internationales de Eurocopter

Le Kazakhstan n’a toujours pas mis ses droits en conformité avec les principes de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et de coopération en Europe). La liberté d’expression reste largement limitée et le principal parti de l’opposition n’est toujours pas autorisé à fonctionner normalement. La liberté de manifestation, de rassemblement, est extrêmement surveillée donc c’est une situation qui, pour nous, reste très éloignée des valeurs et des principes que l’OSCE prétend défendre », précise Jean-Marie Fardeau.

Pour obtenir la présidence de l'OSCE, le Kazakhstan avait fait, dès 2007, des promesses concernant la démocratie et les droits de l'homme. Des réformes législatives ont eu lieu depuis, mais les résultats, on le voit aujourd'hui, restent éloignés des attentes.

Le discours sur la promotion des droits de l'homme s'est montré un simple instrument de politique étrangère, au demeurant assez efficace.

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