Birmanie / Elections

Elections en Birmanie : un vote vivement critiqué par l’Occident

Les Birmans ont voté le 7 novembre 2010 pour la première fois depuis vingt ans.
Les Birmans ont voté le 7 novembre 2010 pour la première fois depuis vingt ans. REUTERS/Soe Zeya Tun

Les électeurs birmans étaient appelés aux urnes dimanche 7 novembre pour les premières élections législatives organisées par la dictature militaire depuis 20 ans. Pas de résultats pour l'instant même s'il ne fait guère de doute que les partis soutenus par la junte au pouvoir vont garder le contrôle du Parlement. Les généraux ont verrouillé le scrutin. Les conditions du vote ont suscité des commentaires extrêmement sévères à l'égard des autorités birmanes.

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C'est une avalanche de critiques qui a accueilli dimanche la tenue des premières élections législatives en Birmanie depuis 20 ans. Les plus virulentes ont été adressées par les pays occidentaux.

Dès l'aube, le président des Etats-Unis Barack Obama, en visite en Inde, déclarait que ces élections étaient « tout sauf libres et justes ». Sa secrétaire d'Etat a évoqué « des élections faussées » qui « mettent en lumière les abus de la junte », a dit Hillary Clinton.

A Londres, le chef de la diplomatie britannique William Hague qualifiait le scrutin de « vicié » et indiquait que ces élections n'étaient ni libres ni honnêtes.

En fin de journée, le ministère français des Affaires étrangères n'était pas en reste. Ces élections ne sont « ni libres ni pluralistes », insistait le ministre Bernard Kouchner qui appelait également à la libération des prisonniers politiques.

Pour sa part, l'Union européenne a dénoncé des élections incompatibles avec les « standards internationaux ».

Très nombreux également, les universitaires à se déclarer scandalisés par cette distorsion des usages démocratiques. La Birmanie est et restera une dictature militaire, affirmait un spécialiste américain. « Personne n'est dupe », déclarait l'un de ses collègues britanniques. Tandis que, sur notre antenne, le chercheur français Guy Lubeigt résumait le point de vue de la communauté scientifique en soulignant l'indifférence de la junte aux critiques extérieures.

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