Chine / Royaume-Uni

Contrats et droits de l’homme à l’ordre du jour pour Cameron en Chine

Le Premier ministre britannique David Cameron (G), arrivé à Pékin, serre la main du président chinois, Hu Jintao, le 10 novembre 2010.
Le Premier ministre britannique David Cameron (G), arrivé à Pékin, serre la main du président chinois, Hu Jintao, le 10 novembre 2010. REUTERS/Petar Kujundzic

Le Premier ministre britannique avait qualifié cette visite de « mission commerciale d’importance vitale » et c’est un contrat de plus d’un milliard de dollars que David Cameron a décroché au terme du premier jour de son voyage en Chine. Le chef du gouvernement est accompagné d’une délégation de 4 ministres et d’une cinquantaine de patrons de l’industrie britannique dont le groupe Rolls-Royce qui annonce avoir remporté une commande de près de 863 000 euros avec la China Eastern Airlines pour la motorisation de 16 airbus A330. David Cameron doit s’envoler ce 10 novembre au soir pour le G29 en Corée du Sud, sans oublier d’évoquer la question des droits de l’homme.

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Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Signer des contrats avec la Chine n’empêche pas de parler des droits de l’homme. Tel est le message que veut faire passer l’entourage du Premier ministre britannique à l’occasion de cette visite de deux jours. La question aurait ainsi été évoquée directement lors des discussions avec le Premier ministre Wen Jiabao mardi, elle le sera encore ce mercredi après-midi lors d’un discours devant les étudiants de l’université de Pékin.

Selon les extraits publiés par ses services, David Cameron doit appeler à cette occasion à une « plus grande ouverture politique ». On ne sait pas en revanche s’il a été fait référence au cas de Liu Xiaobo, le chef du gouvernement britannique étant le premier responsable politique occidental à venir à Pékin après l’attribution du Prix Nobel de la Paix au dissident emprisonné.

Plusieurs organisations non-gouvernementales et l’artiste chinois Ai Wei Wei exposé en ce moment à la Tate Gallery de Londres et qui a fait la Une des magasines au Royaume-Uni, ont explicitement appelé lundi à un geste de soutien du monde occidental vis-à-vis des défenseurs des droits de l’homme en Chine.

Mais pour l’instant, le Premier ministre britannique est vu ici surtout comme un homme d’affaire. « Cameron means buisness » titre le Global Times ce matin. « Il est venu chercher de l’argent en Chine » ajoute un étudiant  en découvrant le Quotidien du Peuple sur l’étal du marchand de journaux.

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