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Chine

L’ex-patron du nucléaire chinois condamné à la perpétuité

Kang Rixin était directeur général de l'entreprise publique China National  Nuclear Corporation (CNNC).
Kang Rixin était directeur général de l'entreprise publique China National Nuclear Corporation (CNNC). AFP/Andreas Solaro
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L’ex-numéro un du nucléaire chinois a été condamné à la prison à vie ce vendredi 19 novembre 2010. L’homme est accusé d’avoir touché près d’un million de dollars en pots-de-vin. Une condamnation pour corruption qui vise à servir d’exemple dans un secteur en pleine expansion où les autorités aimeraient faire place nette .

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Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Il figurait en 2009 dans le peu glorieux classement de l’agence Chine Nouvelle des « dix plus hautes personnalités renversées » pour corruption, il passera le reste de son existence derrière les barreaux.

Kang Rixin où le roman d’une disgrâce. Comment passer de la sphère dirigeante à la prison en moins d’un an ? En réunion restreinte, le Parti a validé l’exclusion décidée il y a plusieurs mois, de celui qui faisait partie des 204 membres du Comité central, autrement dit du saint des saints de l’élite communiste.

Kang Rixin a été accusé d’abus de pouvoir et d’avoir perçu la somme de 6,6 millions de yuans, plus de 700 000 euros en pots-de-vins entre 2004 et 2009 et notamment d’une compagnie étrangère qui souhaitait construire des centrales nucléaires en Chine. Sa coopération avec les enquêteurs et le fait d’avoir rendu l’intégralité de ses gains illégaux lui ont évité la peine de mort.

L’ex-numéro un du nucléaire chinois est le deuxième grand patron du secteur public de l’énergie à être ainsi condamné pour corruption depuis le début de l’année. En août dernier, l’ancien président d’une compagnie nationale (CNTIC, China National Technical Import and Export Corporation) chargée de la construction des centrales a été envoyé en prison pour vingt ans, rappelle le South China Morning Post, après avoir été accusé d’avoir révélé des secrets d’Etat en rapport avec des entreprises étrangères, là encore dans le secteur du nucléaire.

Ce coup de balai à la tête arrive à un moment où la Chine entend passer progressivement du charbon au nucléaire, avec des contrats d’objectifs qui pourraient doubler, selon certains experts à l’horizon 2020.
 

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