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Japon

Au Japon, les décès à l'entraînement de judo alarment les familles

Un dojo, lieu où l'on étudie les arts martiaux.
Un dojo, lieu où l'on étudie les arts martiaux. DR/Wikipedia
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Chaque année, quatre enfants meurent en moyenne au Japon au cours d'un accident de judo. L'Association japonaise des victimes des accidents de judo demande au gouvernement de fixer des règles de sécurité pour les cours à l'école. L'association est d'autant plus inquiète que les arts martiaux pourraient devenir obligatoires dans les établissements secondaires japonais dès 2012. 

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Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Comme dans le sumo, les punitions physiques, les tabassages sont un tabou dans les clubs de judo des écoles primaires et secondaires japonaises.

L’association des victimes dénonce une culture militaire du judo dans les écoles : les coups de pied, les coups de poing sont tolérés. Cela inculque, paraît-il, le sens de la discipline aux enfants.

Ces vingt-sept dernières années, 108 élèves, âgés de 12 à 17 ans, sont morts au cours d’un entraînement de judo. Ce sont souvent les professeurs de judo qui infligent des violences aux élèves pour imposer sur eux leur pouvoir absolu.

Ces violences rappellent celles que subissent les apprentis lutteurs de sumo. Plusieurs d’entre eux sont morts après avoir été frappés à coups de batte de baseball. Au cours des entraînements de judo, selon l’association des victimes, les enfants meurent d’arrêt cardiaque, de blessures internes, d’attaques cérébrales.

Aucune affaire n’a été portée jusqu’ici devant les tribunaux. Les autorités scolaires gardent le silence. Certains professeurs de judo disent que ces décès d’enfants sont dus à des accidents, pas à des châtiments corporels.
 

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