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Chine/Informatique

Apple pointé du doigt par les écologistes chinois

L'iPhone 4, un des produits phares d'Apple.
L'iPhone 4, un des produits phares d'Apple. Robert Galbraith/Reuters
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le groupe informatique Apple a été épinglé, dans un rapport publié le 20 janvier, par des ONG chinoises qui lui reprochent de ne pas surveiller ses fournisseurs. Le fabricant américain serait même le dernier pour ce qui est du respect de la sécurité au travail et des normes écologiques.

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Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Ils fabriquaient des téléphones dernière génération, des écrans pour les ordinateurs d’Apple. Plus de 200 ouvriers employés par les sous-traitants de la marque à la pomme seraient tombés malades suite à la manipulation de métaux lourds sur les chaînes de montage.

Le rapport, publié par 34 associations de défense de l’environnement, a nécessité 9 mois d’enquête, 29 multinationales et leurs sous-traitants ont été sollicités. Tous ont accepté de répondre aux questions des enquêteurs sauf à une.

Le vice-président de l’Institut d’affaires publiques et environnementales, un organisme indépendant qui a mené l’enquête déclare : « les gens d'Apple se moquent de la situation des ouvriers. Ils refusent toujours de donner le nom de leurs sous-traitants. Quand on va les voir et qu’on parle de pollution, ils nous répondent ‘vous avez des preuves’ ? Les clients qui visitent l’usine ont des vêtements de protection. Les ouvriers ne portent que des masques et des gants ».

Au total, 47 ouvriers travaillant pour le sous-traitant d’Apple, Lianjian Technology, ont reçu une indemnité de 90 000 yuans, un peu plus de 10 000 euros en décembre contre l’abandon des poursuites.

« Des travailleurs ont été empoisonnés, des groupes humains et des quartiers ont été pollués. Il y a eu de graves violations des droits et de la dignité des travailleurs », poursuit le rapport. Un coup dur pour le géant américain de l’électronique d’autant plus qu’à l’exception de Nokia, Ericsson, LG et Sony, toutes les entreprises visitées, auraient accepté de revoir leurs conditions de travail.

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