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Cambodge

Ouverture du procès en appel de Douch, ancien Khmer rouge, au Cambodge

Douch, de son vrai nom Kaing Guek Eav, patron de la prison Tuol Sleng sous les Khmers rouges (1975-1979), a été condamné en juillet 2010 à 30 ans de détention pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
Douch, de son vrai nom Kaing Guek Eav, patron de la prison Tuol Sleng sous les Khmers rouges (1975-1979), a été condamné en juillet 2010 à 30 ans de détention pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Reuters / Mark Pitters
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Cambodge s’ouvre ce lundi 28 mars 2011 à Phnom-Penh, le procès en appel de Douch, 68 ans, premier cadre Khmer rouge condamné par un tribunal parrainé par les Nations unies. Il a écopé le 26 juillet 2010 d’une peine de prison de 30 ans après avoir bénéficié de circonstances atténuantes et d’une réduction de peine pour violation de ses droits. Un verdict qui a déçut nombre de parties civiles et que contestent défense et accusation.

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Avec notre correspondante à Phnom-Penh, Stéphanie Gee

Au cours des 72 jours qu’a duré son procès, Douch avait coopéré, reconnu ses responsabilités et demandé pardon pour les 15 000 détenus morts dans le redouté centre de tortures et d’exécutions S21 qu’il a dirigé sous le régime de Pol Pot.

Par la voix de ses avocats, il demande aujourd’hui son acquittement. D’accusé, ils veulent en faire un simple témoin estimant, un peu tard, que l’instance hybride n’a pas compétence pour le juger.

Pour eux, Douch n’a été ni un dirigeant de premier plan, ni l’une des personnes les plus responsables pour les horreurs perpétrées sous les Khmers rouges, soit les deux catégories d’individus tombant sous la juridiction du tribunal.

En face, les co-procureurs réclament une peine alourdie. Pour eux, la gravité des crimes commis pas Douch n’est pas suffisamment reflétée dans la sentence. Les magistrats regrettent aussi que certaines charges n’aient pas fait l’objet de condamnations distinctes. Ils avaient réclamé 10 années de réclusion supplémentaires.

La décision de la Chambre suprême n’est pas attendue, au plus tôt, avant juin. Si elle confirme le jugement de première instance, Douch, détenu depuis 1999, restera encore 19 ans derrière les barreaux.

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