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Afghanistan

Regain de violence en Afghanistan contre les forces et les représentations étrangères

Des soldats bloquent l'entrée du camp Phoenix, à Kaboul, victime d'une attaque ce samedi 2 avril 2011
Des soldats bloquent l'entrée du camp Phoenix, à Kaboul, victime d'une attaque ce samedi 2 avril 2011 REUTERS/Ahmad Masood
Texte par : RFI Suivre
6 mn

Un camp de l'Otan à Kaboul, la capitale afghane, a été attaqué dans la matinée de ce samedi 2 avril 2011. Trois militaires ont été légèrement blessés. Les assaillants ont été abattus. Vendredi 1er avril, les bureaux des Nations unies à Mazar-i-Sharif, dans le nord du pays ont été pris d'assaut. Une attaque menée par des manifestants en colère qui dénonçaient l'autodafé d'un coran dimanche dernier aux Etats-Unis. Sept employés des Nations unies et cinq manifestants ont été tués. Cette attaque est la plus meurtrière contre l'ONU depuis l'invasion de l'Afghanistan en 2001.

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Avec notre correspondant à Kaboul, Luc Mathieu

Selon les Nations unies, les gardes népalais ont riposté. Ils ont tué plusieurs assaillants. Mais au final, ils ont tout simplement été dépassés par le nombre de manifestants. La foule a pu escalader des murs de protection et renverser des tours de gardes. Certains assaillants étaient armés. D'autres ont récupéré les armes des gardes. Ils ont ensuite pu pénétrer à l'intérieur du camp qu'ils ont en partie incendié.

Là, ils ont tué trois employés étrangers des Nations unies, dont un Suédois de 33 ans. Aucun n'a en revanche été décapité, comme l'avait annoncé vendredi 1er avril un responsable de la police. Plusieurs autres employés ont été blessés, dont le chef de la mission.

Les Nations unies ont annoncé qu'elles allaient revoir la sécurité de tous leurs camps en Afghanistan. Celui de Mazar-i-Sharif était bien sûr protégé, mais la ville était censée être la plus sûre du pays.

Frapper les étrangers

L'attaque de vendredi montre que l'insécurité se propage, y compris dans des zones épargnées jusqu'à aujourd'hui comme Mazar-i-Sharif. Selon le gouverneur de la province, des insurgés armés s'étaient mêlés à la foule des manifestants. Plus de vingt personnes ont été arrêtées vendredi, dont certaines ne sont pas originaires de Mazar-i-Sharif.

On ne sait pas encore si les assaillants visaient spécifiquement les Nations unies. Le plus probable est qu'ils cherchaient à frapper des étrangers. La plupart des analystes et des diplomates occidentaux s'attendent à une vague d'attaques, y compris à Kaboul, la capitale, dans les prochaines semaines.

Un camp militaire de la périphérie de Kaboul a d'ailleurs été visé ce samedi matin du 2 avril 2011 par une attaque-suicide. Trois soldats de l'Otan ont été légèrement blessés.

Le pasteur brûleur de Coran : « L’islam doit être tenu pour responsable de ses actes »

Avec notre correspondant à Washington,Jean-Louis Pourtet

Depuis l’an dernier, les Américains avaient oublié le pasteur Terry Jones qui voulaient brûler un Coran le jour de l’anniversaire des attentats du 11-Septembre. Il y avait alors renoncé. Mais il y a une dizaine de jours, son goût pour l’autodafé est revenu.

C’est le 20 mars, que la congrégation du pasteur Jones, qui ne compte qu’une poignée de membres, a brûlé le Coran à l’issue d’un procès du livre saint des musulmans. Reconnu coupable pour les atrocités commises par les islamistes, le Coran a été immédiatement exécuté par le feu.

L’autodafé n’avait pas fait grand bruit dans la presse américaine mais avait eu un large retentissement à l’étranger et en Afghanistan, entrainant les croyants à attaquer hier la mission onusienne. Interrogé par la chaîne ABC, Terry Jones, tout en qualifiant l’incident de tragique n’a exprimé aucun regret en ce qui concernait la profanation du Coran.

« Nous ne nous sentons pas responsables. Nous pensons que les musulmans et les extrémistes de l’islam se sont servis de nous comme excuse », a annoncé le pasteur Jones.

Aucun repentir donc du pasteur Jones qui dans un courriel a également déclaré:
« Le moment est venu pour l’islam de rendre des comptes. Nous devons tenir ces pays et ces gens responsables de ce qu’ils ont fait aussi bien que des excuses qu’ils peuvent employer pour promouvoir leurs activités terroristes ».

CNN qui tout comme ABC a interviewé Terry Jones a décidé, de ne pas diffuser l’entretien que la chaîne a jugé trop « haineux ».

 

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