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CHINE / DISSIDENTS

L'artiste chinois Ai Weiwei accusé de «crimes économiques»

L'artiste chinois Ai Weiwei.
L'artiste chinois Ai Weiwei. Hafenbar at de.Wikipedia
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La Chine a annoncé, jeudi 7 avril 2011, l'ouverture d'une enquête pour crimes économiques à l'encontre de l'artiste contestataire Ai Weiwei. Ce dernier avait été arrêté le 3 avril à l'aéroport de Pékin alors qu'il allait prendre l'avion pour Hong Kong. Il est actuellement emprisonné dans un endroit tenu secret.

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Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Une petite phrase seulement publiée après minuit ce vendredi matin et tout de suite effacée du fil des dépêches de l'agence Xinhua (Chine Nouvelle)*, c’est ainsi que le bureau de la sécurité publique a confirmé l’arrestation d’Ai Weiwei. Juste le temps, pour les médias officiels s’adressant à un auditoire étranger, de reprendre l’information.

Selon le Wen Wei Po à Hong Kong, quotidien réputé proche du Parti communiste, l’artiste contestataire est ainsi accusé de crimes économiques, sans plus de précision. Pour un professeur d’université de Pékin, interrogé par le Global Times, « la Constitution chinoise protège la liberté d’expression. Ce n’est pas comme s’il était détenu pour ses propos ».

Le blog de l'artiste
Le blog d'Ai Weiwei (DR)

La police a désormais 30 jours pour décider ou non de son inculpation, explique l’un de ses amis, avocat. Si tel était le cas, ce serait la première fois que ce grand nom de l’art contemporain chinois serait menacé d’une condamnation. Son épouse n’a pour l’instant reçu aucune nouvelle des autorités.

Ai Weiwei, qualifié de Andy Warhol chinois, expose actuellement à la Tate Modern Gallery de Londres. En mai, il devait se rendre à New York pour inaugurer un nouveau projet d'installation en plein air.
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* Article de China Media Project du 7/04/2011 relatant l'incident.

Réactions

La mère d'Ai Weiwei a déclaré ne pas « croire à ces accusations de crimes économiques » qu'elle a qualifiées d'« inacceptables ».

Les États-Unis, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont demandé sa libération. L'ambassadeur de l'Union européenne à Pékin s'est dit inquiet de « l'usage croissant de la détention arbitraire en Chine ».

De nombreux militants des droits de l'homme ont été arrêtés ou ont disparu depuis le mois de février en Chine.

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