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Japon / Nucléaire

La presse japonaise lève le voile sur les premiers jours de la catastrophe de Fukushima

Des militants antinucléaires manifestent ces derniers jours à Tokyo, Japon.
Des militants antinucléaires manifestent ces derniers jours à Tokyo, Japon. REUTERS/Kim Kyung-Hoon
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Plusieurs milliers de Japonais manifestent, ces jours-ci, à Tokyo pour dire adieu au nucléaire et réclamer un changement d'énergie. De leur côté, les médias japonais commencent à évoquer les six premiers jours, considérés comme critiques, après l'accident nucléaire de la centrale de Fukushima. Si les Etats-Unis n'étaient pas intervenus pour dire au Premier ministre Naoto Kan et à la direction de Tepco que l'accident était plus grave qu'ils n'en avaient conscience, la succession d'événements à Fukushima auraient pu prendre une tournure plus dramatique, dévoile pour la première fois une partie de la presse japonaise.

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Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Naoto Kan, le Premier ministre japonais, avait commencé par refuser l’aide des Etats-Unis et celle de la France dès le début de l’accident de Fukushima. Lui et la direction de Tepco, l’opérateur de la centrale nucléaire, s’estimaient à la hauteur de la situation alors que leurs connaissances de base du nucléaire étaient proches de zéro.

Dans son arrogance aveugle, Tepco était persuadé que ses centrales étaient invulnérables à un séisme et à un tsunami géant alors qu’il avait été averti du contraire. Tepco avait refusé de créer une force d’intervention d’urgence pour faire face à un tel désastre. Tenue à l’écart de ces centrales, l’armée japonaise renonça à acquérir des robots capables d’approcher des réacteurs surchauffés.

Pendant ces six premiers jours critiques, Naoto Kan et Tepco finirent par perdre le contrôle de la centrale. L’empereur apparut à la télévision. A ce moment-là, William Perry, l’ancien secrétaire américain à la Défense, très proche du Japon, s’alarma. Il alerta Barack Obama. Le président américain retéléphona à Naoto Kan.

Aujourd’hui, des scientifiques et un robot américain sont à Fukushima. Le groupe français Areva y installe une usine de retraitement de l’eau radioactive. L’armée japonaise joue son rôle. Grâce à eux, jusqu’ici, une plus grande catastrophe nucléaire a pu être évitée dans la centrale.

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