CHINE

En Chine, les entreprises étrangères autorisées à investir directement en Yuan

En Chine, certaines entreprises étrangères vont désormais pouvoir commercer directement en Yuan.
En Chine, certaines entreprises étrangères vont désormais pouvoir commercer directement en Yuan. ChinaFotoPress/Getty Images
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Après plusieurs mois d’essais, les entreprises étrangères sont désormais autorisées à investir directement en yuan en Chine. Une mesure qui est restée jusqu’au dernier moment entourée du plus grand mystère et qui reste soumise à de nombreuses conditions.

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Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Négocier, acquérir, fusionner, fournir des prêts directement dans la monnaie chinoise ; l’essai était en cours depuis l’année dernière sans que les règles soit clairement établies. Datée du 3 juin dernier, un communiqué de la Banque Populaire de Chine clarifie les conditions d’application de la mesure ainsi que le processus d’approbation.

Le communiqué a été publié le 15 juin dernier sur le site de la banque avant d’être aussitôt retiré, puis rediffusé ce mercredi sur des sites d’informations financières tels que le très officiel 163.com. Les autorités chinoises cultivent volontiers le mystère dès qu’il s’agit de sujets considérés comme stratégiques, ce qui est le cas ici.

Le compte capital de la balance des paiements chinoise et notamment les investissements étrangers en font partie, ils ont fait jusqu’alors l’objet de contrôles très stricts. Cette libéralisation des flux de capitaux reste d’ailleurs très encadrée : l’agrément n’est accordé qu’au cas par cas, et certains secteurs classés « sous contrôle macro économiques » sont encore interdits à ce genre d’investissements sans que le communiqué ne précise lesquels.

Ce programme fait en tous cas partie de cette volonté d’externaliser le yuan affichée par Pékin depuis quelques mois. La monnaie chinoise est ainsi de plus en plus utilisée lors des échanges avec les régions frontalières de la Chine et notamment la Birmanie, ou les pays d’Asie centrale.

Des multinationales telles que les américains Mac Donald et Caterpillar ont pu lancer l’année dernière des émissions d’obligations en yuan, rebaptisées « obligations dim sum » du nom d’un plat cantonais typique. Le billet rouge qui s’internationalise a atteint un nouveau record lundi. Et pourrait à terme remplacer le billet vert sur les marchés asiatiques.

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