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Inde / Musée

Kolkata construit le plus grand musée d’art d’Asie

Une maquette du « Kolkata Museum of Modern Arts » (KMOMA) .
Une maquette du « Kolkata Museum of Modern Arts » (KMOMA) . Herzog & de Meuron/

Le 15 juillet 2011, a été posée la première pierre du futur Musée d’art moderne et contemporain de Kolkata, anciennement Calcutta, capitale de l’Etat du Bengale-Occidental. Le Kolkata Museum of Modern Arts (KMOMA) coûtera l’équivalent de 64 millions d’euros et sera terminé en 2015. Il ambitionne d'être le plus grand musée d'art de toute l’Asie.

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Le point de départ de cette aventure, c'était en 2001. Une exposition de Picasso n’avait pas pu venir à Calcutta, parce que cette métropole de 13 millions d'habitants, ancien centre indien des arts de la culture, n’avait pas de musée adéquat pour accueillir cette exposition ! Une honte que le Premier ministre de l’époque a transformé en ambition.

Ce sont les architectes de la Tate Modern à Londres, le cabinet d’architectes suisses Herzog & de Meuron, qui construiront le musée dans la nouvelle ville de Rajarhat, à l’est de Kolkata : 75 000 mètres carrés sur neuf étages et 44 galeries. L’administrateur en chef du futur KMOMA, Rakhi Sarkar, revendique le plus grand projet architectural depuis la construction de la cité de Chandigarh, par Le Corbusier, dans les années 1950.

Un musée multidisciplinaire

Le Kolkata Museum of Modern Arts (KMOMA) envisage de dédier 51% de sa surface au musée et 49% à d’autres activités culturelles. Avec ce centre multidisciplinaire qui intègre aussi la danse, la musique et le théâtre, devons-nous nous attendre à un Centre Pompidou à l’indienne ? « Cela serait formidable, répond Sophie Duplaix, conservatrice en chef des collections contemporaines du Centre Pompidou et commissaire de l’exposition Paris-Delhi-Bombay…Et elle poursuit : Ce qui est très important, c’est que le KMOMA puisse montrer à la fois la scène indienne, l’art du Sud-Est asiatique et également l’art international. »

La maquette de l'amphithéâtre du Kolkata Museum of Modern Art (KMOMA)
La maquette de l'amphithéâtre du Kolkata Museum of Modern Art (KMOMA) KMOMA

Selon Sophie Duplaix, « le véritable enjeu, aujourd’hui, est ce mélange au sein d’une collection, des tendances de l’art de tous les pays. Aujourd’hui, il faut élargir notre perspective. Cela est valable pour chaque pays et je crois que le projet du KMOMA a derrière lui cette idée forte de s’ouvrir aussi à l’art international et de ne pas seulement montrer l’art indien ».

Une collaboration internationale

Reste à savoir quel sera l’impact de l’ouverture du KMOMA sur les artistes indiens contemporains et sur la scène de l’art contemporain en général. « L’impact immédiat sera sans doute au niveau des expositions, explique Sophie Duplaix. Il semblerait qu’il y ait des perspectives de collaborer avec des institutions internationales, de faire circuler des expositions. C'est quelque chose de formidable et de réciproque pour les connaisseurs des scènes artistiques des uns et des autres pays. Il y a sans doute un grand avenir et des choses importantes qui se jouent à travers ce projet ».

Le KMOMA a-t-il déjà frappé à la porte du Centre Pompidou concernant une futur collaboration ? « Des choses sont peut-être en discussion, mais bien entendu, nous communiquerons autour de cela dès que les choses se concrétiseront…».
 
 Le site du Kolkata Museum of Modern Arts (KMOMA)

Paris-Delhi-Bombay..., du 25 mai jusqu'au 19 septembre au Centre Pompidou Paris.

 

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