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Sri Lanka

Le Sri Lanka annonce la fin de l’état d’urgence après 23 ans d’application

Un soldat de l’armée sri-lankaise patrouille dans rue de Colombo la capitale, le 25 août 2011.
Un soldat de l’armée sri-lankaise patrouille dans rue de Colombo la capitale, le 25 août 2011. REUTERS/Dinuka Liyanawatte
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le Sri Lanka a annoncé, jeudi 25 août 2011, la levée de l'état d'urgence. Il avait été instauré en 1983 en raison du conflit avec la guérilla séparatiste tamoule, une décision prise deux ans après la victoire de Colombo face aux Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE). Jeudi, lors d'un discours devant le Parlement, le président du Sri Lanka Mahinda Rajapakse a estimé que cette mesure n'était plus nécessaire et que cette décision entrera en vigueur fin août 2011.

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L'état d'urgence ne se justifie plus depuis que la guerre civile est terminée.

Eric Meyer

Depuis 28 ans, chaque mois ou presque, l’état d’urgence était reconduit au Sri Lanka. Et comme tout dispositif d’exception, il donnait à l’armée des pouvoirs exorbitants de police et de justice. Fin août, en principe, ce sera fini mais pour autant les capacités répressives du régime ne vont s'effondrer.

Car à Colombo, la politique c’est l’affaire de la famille Rajapakse. Mahinda est président, tandis que Gotabhaya et Basil s’occupent respectivement de la Défense et du Développement. Dans le jargon des organisations de défense des droits de l’homme, on évoque une famille de « prédateurs ».

Sauf événement exceptionnel et imprévisible, la dynastie régnante n’a donc aucun souci à se faire. La législation sri-lankaise dispose d’une loi sur la prévention du terrorisme qui peut bien se passer de l’état d’urgence pour engager toute action visant à maintenir son monopole sur le pouvoir. Les prisonniers politiques et les Tamouls toujours incarcérés ne doivent donc pas se réjouir trop tôt.

Les mauvaises langues observent que cet abandon de l’état d’urgence survient également à quelques semaines de la réunion du Conseil des droits de l’homme à Genève. L’ONU doit examiner à cet occasion les graves soupçons de crimes de guerre et contre l’humanité perpétrés lors des dernières semaines de la guerre civile, en 2009.

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