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RUSSIE / Tchétchénie

Tchétchénie : huit morts dans un double attentat-suicide à Grozny

La sécurité a été renforcée à Grozny mercredi 31 août 2011, après un double attentat-suicide, comme ici à la suite de l'attaque à la bombe contre le Parlement, le 19 octobre 2010.
La sécurité a été renforcée à Grozny mercredi 31 août 2011, après un double attentat-suicide, comme ici à la suite de l'attaque à la bombe contre le Parlement, le 19 octobre 2010. Reuters
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Deux attentats-suicides ont causé la mort d'au moins huit personnes et ont fait 18 blessés dont cinq policiers, mardi 30 août 2011 à Grozny, la capitale de la Tchétchénie. Les attaques sont survenues alors que les musulmans fêtaient l’Aïd el-Fitr qui marque la fin du mois de Ramadan, et ont été condamnées par le président tchétchène Ramzan Kadyrov. 

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Le première explosion a fait suite à un contrôle de police. Alors que des agents avaient arrêté un homme suspect dans les rues de la capitale tchétchène, pour vérifier ses papiers d’identité, mardi 30 août 2011 dans la soirée, deux des policiers ont été tués.

C’est précisément au même endroit que la seconde explosion a eu lieu, alors qu’y affluaient policiers et passants. Le bilan était cette fois plus lourd : six personnes ont été tuées, 18 autres ont été hospitalisées. Les deux attaques ont eu lieu dans le district de Leninsky, rue Bogdan Khmelnitsky. Des mesures de renforcement de la sécurité ont été prises. 

Lutte sans merci

Selon les autorités russes, les deux attentats sont des attaques-suicides commis par des kamikazes. « Ils ont noirci la fête », a déclaré Ramzan Kadyrov, le président tchétchène, alors que les musulmans de la république caucasienne célébraient la fin du ramadan. « Cela prouve que la lutte contre eux doit être ferme et sans merci. C'est ainsi que nous allons faire », a poursuivi Ramzan Kadyrov.

Les républiques du Caucase sont le théâtre quasi-quotidien de violences et d’explosions. Ce double attentat montre la difficulté pour les gouvernements régionaux et pour le pouvoir de Moscou à calmer une situation toujours très tendue, notamment en Tchétchénie, quinze après la fin de première guerre (1994-1996), depuis laquelle la rébellion s’est transformée en mouvement islamique actif.

En octobre 2010, le Parlement tchétchène avait été attaqué par des rebelles qui avaient tué trois personnes avant de se faire exploser ou d'être tués. Il y a un an, en août 2010, les rebelles s’en étaient pris au village natal du président Kadyrov. La rébellion islamiste avait aussi revendiqué le double attentat-suicide du métro de Moscou, en mars 2010, qui avait causé la mort de 40 personnes.
Avec Afp

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