Inde

Confusion autour de la revendication de l’attentat de New Delhi

Un policier indien se tient devant les lieux de l'attentat du 8 septembre dernier.
Un policier indien se tient devant les lieux de l'attentat du 8 septembre dernier. REUTERS/Parivartan Sharma

Trois jours après l’attentat qui a coûté la vie à treize personnes devant la Haute Cour de New Delhi, le travail des enquêteurs s’avère de plus en plus compliqué. Plusieurs revendications de l’attentat auraient en effet été transmises aux autorités.

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Avec notre correspondant à New Delhi, Pierre Prakash

Un étudiant du Cachemire, qui serait l’auteur du premier courriel de revendication envoyé quelques heures après l’explosion au nom du groupe islamiste pakistanais Harakat-ul Jihad Islami (HuJI), a certes été arrêté et est actuellement en train d’être interrogé. Mais, depuis, les enquêteurs ont reçu trois autres messages de revendication, tous signés des Moudjahidines indiens, un autre groupe islamiste, tout aussi crédible puisque cette mouvance a déjà revendiqué plusieurs attentats d’envergure ces dernières années.

Pour autant, ces trois messages envoyés de deux adresses différentes semblent bien peu professionnels comparés à ce que le groupe a l’habitude d’envoyer, des textes longs de plusieurs pages et écrits dans un anglais parfait. Pour compliquer le tout, alors que le premier message prédit un attentat dans un centre commercial de la capitale mardi prochain, les deux suivants évoquent eux une attaque à venir à Ahmedabad, la capitale du Gujarat, sur la côte ouest du pays. Résultat: les enquêteurs ne savent plus quel message prendre au sérieux.
 

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