Chine

Nouvelle immolation dans le clergé bouddhiste en Chine

Les immolations visent à répondre à la répression des religieux rebelles au Tibet, estiment les ONG tibétaines.
Les immolations visent à répondre à la répression des religieux rebelles au Tibet, estiment les ONG tibétaines. Reuters/Parivartan Sharma

Une nonne s’est immolée, ce jeudi 3 novembre en Chine, dans une zone tibétaine du Sichuan dans le sud-ouest du pays. C’est la onzième immolation ou tentative d’immolation depuis mars dernier, et le phénomène gagne de l’ampleur.

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Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Chine Nouvelle a cette fois devancé les organisations de défense des droits de l’homme dans la diffusion de l’information. Il était 12h50, heure locale ce jeudi, lorsque Qiu Xiang s’est aspergée d’essence et a mis le feu à son corps. Qiu Xiang est la deuxième nonne à commettre un tel acte désespéré cette année. C’est aussi la onzième immolation ou tentative d’immolation au sein du clergé bouddhiste, précise l’agence officielle chinoise qui comptabilise au moins sept décès.

Signe que le mouvement s’étend, pour la troisième fois les faits se sont produits à un carrefour du district de Dawu dans la préfecture de Garze, voisine d’Aba et du célèbre monastère de Kirti où, le 16 mars dernier, un jeune bonze de 21 ans est mort consumé par les flammes, le jour de l’anniversaire du début des émeutes antichinoises de 2008.

Ces gestes sont éminemment politiques. Ils viseraient à répondre à la répression des religieux rebelles des hauts plateaux, estiment les ONG tibétaines. En août dernier, dans ce même district de Dawu, un moine s’était également immolé pour protester contre le blocus de son monastère.

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