Birmanie

Birmanie: maltraitance sur des prisonniers politiques malgré quelques signes d'ouverture

Des prisonnières birmanes sont libérées à Rangoon, le 12 octobre 2011.
Des prisonnières birmanes sont libérées à Rangoon, le 12 octobre 2011. REUTERS/Soe Zeya Tun
Texte par : RFI Suivre
4 mn

En Birmanie, les signes d'ouverture se multiplient depuis la mise en place d'un gouvernement civil il y a un an. Mais il reste encore beaucoup à faire: ce vendredi 4 novembre, Amnesty international souligne le triste sort de quinze prisonniers politiques en grève de la faim depuis dix jours. Car pour les punir de ce mouvement, on leur interdit de boire.

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Amnesty international s'inquiète de la santé d'une quinzaine de détenus birmans ayant entamé une grève de la faim, le 26 octobre 2011, au sein de la prison d'Insein à Rangoon. Ces prisonniers politiques veulent exprimer leur colère contre l'injustice qui, selon eux, leur est faite: ils se voient en effet régulièrement privés des réductions de peine que l'on accorde aux détenus de droit commun.

Aujourd'hui, en guise de punition, les autorités de la prison empêchent ces prisonniers de boire. Dans son communiqué, Amnesty International estime que « priver les détenus d'eau potable » risque d'engager la « responsabilité des autorités pour leur mort rapide par déshydratation ». L'organisation note par ailleurs que huit de ces grévistes sont enfermés dans des cellules privées d'ouverture extérieure, sans lit ni matelas, ni aération digne de ce nom.

L'ONU et les Etats-Unis ont pourtant salué les récents signes d'évolution du nouveau
régime civil birman, au pouvoir depuis mars 2011. Celui-ci, lors d'une importante amnistie, a libéré de nombreux prisonniers politiques en octobre dernier.

Priver les gens d'eau, c'est formellement interdit par le droit international.

Mireille Boisson, responsable d'Amnesty international

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