FRANCE / TIBET

Première tournée européenne du chef du gouvernement tibétain en exil

Le chef du gouvernement tibétain en exil, Lobsang Sangay, avril 2011.
Le chef du gouvernement tibétain en exil, Lobsang Sangay, avril 2011. REUTERS/Kevin Lamarque

La Suisse, l'Allemagne, le Norvège et le Danemark - la France ce week-end, avant de partir pour la Belgique et la Grande-Bretagne: le chef du gouvernement tibétain en exil effectue sa première tournée dans sept pays de l'Europe, près de quatre mois après avoir prêté serment comme nouveau Premier ministre du gouvernement tibétain en exil. Lobsang Sangay a donc repris le flambeau du Dalaï Lama (qui s'est retiré de la vie politique afin de se consacrer à sa mission de chef spirituel). Cet expert en droit international, juriste et diplômé de l'université américain Harvard se bat pour une autonomie réelle du Tibet, sous administration chinoise depuis 1951.

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Lobsang Sangay, en costume cravate, rompt avec l'image du chef spirituel le Dalaï Lama, toujours drapé dans ses habits de moine tibétain. Né en Inde, cet homme de 43 ans ne s'est jamais rendu au Tibet. Mais il comprend le désespoir des moines et des nonnes qui s'immolent par le feu, pour protester contre la répression de Pékin. Lobsang Sangay effectue une tournée européenne pour sensibiliser l'opinion publique.

« Une seule immolation par le feu en Tunisie a conduit, comme disent certains, au printemps arabe et à un soutien international. Au Tibet, nous avons treize cas et rien ne se passe. », se désole Lobsang Sangay, lors d’une conférence de presse ce samedi 26 novembre 2011 à Paris. Et le nouveau Premier ministre du gouvernement tibétain en exil d’ajouter : « Je suis ici pour donner un espoir aux Tibétains pour qu'ils ne s'immolent pas, pour qu'ils vivent et se battent pour la cause tibétaine. Je tente de leur apporter un message d'espoir... pour leur dire qu'il y a des gens partout dans le monde qui croient en la justice, qui croient en la liberté et que ces gens nous soutiennent. Tout message de soutien est positif pour nous. Je ne m’attends pas à grand-chose, mais je saluerais le moindre geste. »

Le Premier ministre tibétain a dû se contenter d'une réception dans la mairie du XIe arrondissement de Paris. Aucun entretien officiel avec un membre du gouvernement français n'est prévu.

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