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Afghanistan

Les talibans «prêts» à ouvrir des négociations de paix

A Bagram, en Afghanistan, le 3 janvier 2011. De nombreux talibans furent emprisonnés dans la prison de la base, située non loin de la ville.
A Bagram, en Afghanistan, le 3 janvier 2011. De nombreux talibans furent emprisonnés dans la prison de la base, située non loin de la ville. REUTERS/Ahmad Masood
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les talibans ont déclaré être « prêts », ce mardi 3 janvier 2011 à avoir un « bureau politique » hors d'Afghanistan pour des négociations de paix. La Turquie et l'Arabie Saoudite ont été évoquées, mais c'est Doha au Qatar qui semble actuellement rallier les suffrages pour l'installation de ce bureau. Cette annonce est considérée comme un premier pas historique de la part des talibans après dix ans de conflit avec le gouvernement de Kaboul et ses alliés de l'Otan. C'est en fait l'aboutissement d'un processus qui s'est accéléré avec l'annonce du calendrier de retrait des troupes étrangères d'Afghanistan.

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Il n'y a pas encore de certitude sur le lieu d'implantation du « bureau politique » des talibans, mais le principe est acquis. Ceux-ci sont d'accord pour disposer d'une représentation extérieure, hors d'Afghanistan, une sorte de bureau qui leur servira de base pour établir le contact avec des diplomates étrangers, surtout des diplomates américains.

La nouvelle n'est pas surprenante. Il y a en effet plusieurs mois de négociations et de nombreuses rencontres ultrasecrètes derrière cette décision. Mais il y a surtout un calendrier qui s'accélère avec le départ programmé des troupes étrangères combattantes en 2014. En Afghanistan, après dix années de guerre, il y a le constat que les talibans sont toujours là, toujours aussi combattifs et déterminés.

Retour à Kaboul

D'une manière ou d'une autre, les talibans vont donc revenir à Kaboul. Ce ne seront  plus des « ennemis combattants », l'objectif est qu'ils deviennent des « interlocuteurs ». D'ailleurs, Joe Biden, le vice-président des Etats-Unis considère que les talibans ne sont pas des ennemis en tant que tels. Depuis plusieurs mois, les capitales occidentales évoquent même la possibilité de discuter avec les « talibans modérés ».

Avec des talibans modérés ou pas, les négociations vont s'ouvrir malgré les réticences de l'administration afghane, marginalisée. Car pour les talibans, les vrais interlocuteurs, ce sont les Américains. D'ailleurs, c'est à Washington que s'adressent les premières exigences : que l'on relâche les prisonniers détenus depuis le début de la guerre dans la prison militaire de Guantanamo.

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