Revue de la presse chinoise

A la Une: dispute sino-américaine autour de l’Iran

Tous les jours, la revue de la presse chinoise préparée par le bureau de RFI à Pékin.

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Ce n’est un secret pour personne, Washington et Pékin ne sont d’accord sur rien au sujet de l’Iran. La visite de Timothy Geithner l’a encore une fois démontré. Le secrétaire américain au trésor est repartit bredouille de sa visite en Chine indique le Global Times  : « La Chine continue de défendre son accord sur le pétrole iranien malgré les pressions américaines. »
Pour ceux qui sont intéressés par la position chinoise, le quotidien consacre un grand dossier à la question iranienne sur son site internet. Pékin préfère la négociation aux sanctions. C’est aussi d’ailleurs ce que rappelle le China Daily dans son éditorial qui reprend les mots du porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères : « La Chine a une politique normale et transparente dans sa coopération énergétique avec l’Iran, ce qui ne viole en rien les résolutions du Conseil de sécurité. » Le journal laissant entendre que le secrétaire au Trésor aurait plus de chance sur cette question lors de la suite de sa visite au Japon.

Elections à Taiwan

Quelle est la position de la Chine et des Etats-Unis sur le scrutin de samedi à Taiwan ? Plus de 18 millions de taiwanais seront amenés à élire leur nouveau président et renouveler le Parlement. Les Etats-Unis pourrait bien pencher pour le statu quo indique de nombreux analystes ce matin dans la presse de Hong-Kong et de Taiwan notamment. Et le statu quo c’est le même choix que la Chine puisque l’actuel président Ma Ying-jeou, candidat à sa réélection, est aussi le poulain de Pékin. Ce serait aussi un choix par défaut, indiquent les experts américains, cités par le Taipei Times. Ces derniers craignant que Taiwan soit « puni » si la candidate du Parti démocratique progressiste Tsai Ing-wen l’emportait.
En Chine continentale, pendant ce temps là, les avions se remplissent d’hommes d’affaires qui iront soutenir le candidat du Kuomingtang, affirme le South China Morning Post.  Dans une élection qui s’annonce serrée, chaque vote compte, explique le quotidien de Hong-Kong. A deux jours du scrutin, 180 000 patrons d’entreprises et cadres taiwanais résidents en Chine se disent prêts à voler jusqu’à Taipei pour que rien ne change dans leurs affaires, autrement dit, pour que Ma Ying-jeou soit réélu.

« Y-a plus de place ! »

Le nouvel an lunaire approche lui aussi (23 janvier) et donne lieu comme chaque année à la même pagaille dans les gares. Selon le ministère du Rail, qui préfère passer par l’agence Xinhua  pour annoncer la mauvaise nouvelle : tous les billets ont été vendus d’ici au Nouvel An ! Il n’y a déjà plus de place dans les trains au départ des régions de Pékin et de Shanghaï.
Mais les autres provinces ne sont pas beaucoup mieux loties, ni même les autres transports en commun d’ailleurs. Le Xiaoxiangchenbao raconte ainsi les déboires d’un travailleur migrant qui a dû patienter 6 jours et 6 nuits dans la file d’attente de la gare de Hangzhou, dans la province de Zhejiang (est) pour pouvoir acheter un billet de bus et rentrer dans sa province natale.

Ancien paysan devenu homme à tout faire à la ville, Li Zhuqing était sur le point de craquer : « Je suis trop fatigué, je ne peux plus continuer » a-t-il confié au journaliste du Matin de Xiaojiang. » L’histoire est presque biblique. Monsieur Li allait renoncer quand, au matin du 7ème jour, le guichetier de la gare routière a fini par lui accorder des billets pour le Hunan pour lui, son épouse et son frère. Un miracle. L’homme précise qu’il n’avait fait qu’une journée de queue l’an passé avant d’obtenir les précieux sésames

« 10 000 pâturages »

Après avoir conduit les Chinois a se passer du lait de soja et amené des vaches laitières de Mongolie intérieure jusqu’en Chine pour satisfaire au nouveaux goût des consommateurs, la mondialisation a surtout conduit au scandale du lait contaminé qui a profondément marqué l’opinion chinoise. Pour tenter de sécuriser la production de lait, le gouvernement entend soutenir financièrement le secteur, indique le Shidai Zhoubao. Le slogan des « 10 000 pâturages » est à la mode. C’est ce que certaines gazettes ont résumé par le « grand bond en avant » de l’industrie laitière.

Le groupe Modern Farming en Mongolie intérieure (Chine) possède déjà 16 pâturages. Il compte passer à 30 d’ici à 2015 avec 260 000 vaches produisant 3 000 tonnes de lait par jour. Certains spécialistes, cités par le journal, sont inquiets : « C’est dangereux de passer directement de petites superficies à de très grandes superficies. Des contaminations de type vache folle ou fièvre aphteuse seraient catastrophiques. »

D’autres géants de l’agroalimentaire seraient aussi sur le coup. Nestlé notamment, qui a signé hier un accord de coopération avec la ville de Shuangcheng dans la province du Heilongjiang, dans le nord-est de la Chine. Nestlé compte investir 2,5 milliards de yuans dans un centre d’élevage de vaches laitières, explique le Jinghuashibao.

Serial cogneur

Li Mouhua a été arrêté le 7 janvier à Shenzhen et sa confession est effrayante. Depuis 2008, l’homme a attaqué au moins 7 prostituées à coup de marteau dans trois villes de la côte-est précise le Guangzhouribao. Li a tenté de justifier ses actes en expliquant aux enquêteurs qu’il souhaitait « nettoyer le marché du travail » rapporte le quotidien de Canton. « Il faut que tout le monde travaille avec ses mains et non avec son corps (…) des hommes mariés et des adolescents ne travaillent plus normalement à cause des prostituées », aurait ajouté le « serial cogneur » souffrant visiblement de troubles psychiatriques.
 

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