Accéder au contenu principal
AFGHANISTAN / FRANCE / OTAN

Afghanistan : y a-t-il eu bavure de l’armée française en Kapisa?

Un soldat français en poste dans la province de Kapisa, à l'est de Kaboul, en Afghanistan.
Un soldat français en poste dans la province de Kapisa, à l'est de Kaboul, en Afghanistan. Jonathan Saruk/Getty Images
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Que s'est-il passé la semaine dernière en Kapisa, dans cette zone à l'est de Kaboul placée sous contrôle des forces françaises ? Différents témoignages portent à croire que l'armée française s'est rendue responsable d'une bavure. Dans un contexte de tension entre le pouvoir afghan et la force de l'Otan (l’Isaf), le président Hamid Karzaï a fermement dénoncé une frappe aérienne qui a conduit à la mort de plusieurs enfants afghans. La presse américaine met également en accusation l'armée française. A Paris, l'état-major, qui généralement reconnaît ces erreurs lorsque l'armée française est impliquée dans la mort de civils afghans, assure n'avoir visé qu'un groupe d'adultes armés et en aucun cas des enfants.

Publicité

Les faits remontent à mercredi dernier, le 8 février 2012. L'armée française lance à l’aube une opération conjointe avec les forces d'élites de la police afghane afin de démanteler une cache d'armes.

Dans la matinée, plusieurs groupes d'hommes portant des armes ou équipés de radios sont repérés près du village tadjik de Margar, dans le district de Nijrab, en Kapisa. Alors que certains semblent tenter une manoeuvre de contournement, ordre est donné de réaliser une frappe aérienne.

Guidé par des spécialistes français, un avion de la coalition lance deux bombes sur un groupe de huit personnes. Le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major des armées, déclare : « A ce moment-là, la décision est extrêmement claire : ce groupe est armé et il n’y a aucune présence d’enfant décelée au sein de ce groupe. »

Ce n'est pas ce que disent les autorités afghanes. Dès le lendemain, le jeudi 9 février 2012, le président afghan Hamid Karzaï condamne une frappe de l'Otan dans laquelle huit enfants auraient été tués dans la localité de Geyawa, en Kapisa.

Vendredi dernier, le quotidien américain The New York Times, citant des sources locales, affirme que les militaires français ont reçu de mauvaises informations et ont visé de jeunes bergers.

A Kaboul, le porte-parole de la force de l'Otan évoque ce lundi 13 février 2012 la mort d'enfants d'âges divers, sans être en mesure d'affirmer que leurs décès soient liés aux combats. 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.