INDE / ETATS-UNIS

Inde: Hillary Clinton tente d'obtenir le soutien de New Delhi dans le dossier du nucléaire iranien

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton (D) au côté du ministre indien des Affaires étrangères Somanahalli Mallaiah Krishna, le 8  mai 2012 à New Delhi.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton (D) au côté du ministre indien des Affaires étrangères Somanahalli Mallaiah Krishna, le 8 mai 2012 à New Delhi. REUTERS/Adnan Abidi

En visite en Inde, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton fait en sorte de convaincre l'Inde de réduire ses importations de brut iranien. Les Etats-Unis souhaitent son soutien et comptent imposer des sanctions, à compter du 28 juin, aux institutions financières de tous les pays qui continueront à acheter à l'Iran du pétrole. New Delhi n'est pas encore prête à satisfaire sa demande vu l'importance du brut iranien pour le pays.

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Avec notre correspondant à New Delhi, Pierre Prakash

En affirmant publiquement que le Pakistan devait faire plus pour lutter contre les groupes extrémistes, et plus particulièrement, faire en sorte d’arrêter Mohamed Hafiz Saeed, le cerveau des attentats de Bombay en 2008, Hillary Clinton ne pouvait pas faire plus plaisir à ses hôtes indiens.

Mais si la secrétaire d’Etat américaine s’est montrée si volontaire, pour appuyer la position indienne quant au terrorisme pakistanais, c’est probablement qu’elle attendait de son côté un soutien de New Delhi sur la question iranienne.

L’Inde est en effet le deuxième importateur au monde de brut iranien, et donc un acteur incontournable pour Washington, qui cherche à isoler la République islamique en asséchant ses revenus pétroliers. Or, dans ce domaine, Hillary Clinton n’a obtenu aucun engagement clair de la part de New Delhi, si ce n’est une déclaration du ministre des Affaires étrangères, affirmant que Téhéran devait respecter le traité de non prolifération nucléaire.

En d’autres termes, si l’Inde reste un allié privilégié des Etats-Unis, elle n’est pas pour autant prête à remettre en question sa politique d’approvisionnement en ressources énergétiques, cruciale pour soutenir sa croissance économique.

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