AFGHANISTAN / OTAN

Afghanistan: l'Otan admet sa responsabilité dans la mort d'une famille afghane lors d'un raid

Après la convocation du général John Allen, commandant de l'Isaf (photo) et de l'ambassadeur américain Ryan Crocker lundi 7 mai 2012, la force de l'Otan en Afghanistan s'est excusée ce mardi de la mort d'une famille dans le Helmand.
Après la convocation du général John Allen, commandant de l'Isaf (photo) et de l'ambassadeur américain Ryan Crocker lundi 7 mai 2012, la force de l'Otan en Afghanistan s'est excusée ce mardi de la mort d'une famille dans le Helmand. Getty Images/Scott J. Ferrel
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La force de l'Otan en Afghanistan s'est excusée, mardi 8 mai 2012, pour la mort d'une famille afghane dans la province d'Helmand, au sud du pays. Une bavure intervenue vendredi dernier lors d'un bombardement qui aurait fait six victimes. La veille, ce lundi, le président afghan Hamid Karzaï avait convoqué le général John Allen, qui commande l'Isaf, et l'ambassadeur américain à Kaboul, Ryan Crocker, pour qu'ils s'expliquent sur quatre de ces « incidents ». Le chef d'Etat afghan avait menacé de suspendre le partenariat stratégique signé la semaine dernière entre Kaboul et Washington.

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Avec notre correspondant à Kaboul, Nicolas Ropert

La menace du président afghan a, semble-t-il, porté ses fruits. En convoquant le général John Allen et l'ambassadeur américain Ryan Crocker lundi 7 mai 2012, Hamid Karzaï a voulu marquer le coup. Il a réclamé des explications sur quatre récentes bavures supposées de la coalition, qui auraient tué au moins une dizaine de civils dans différentes provinces afghanes.

La province d'Helmand, au sud de l'Afghanistan.
La province d'Helmand, au sud de l'Afghanistan. RFI/Isabelle Artus

Les précisions et les excuses, même partielles, de la force étrangère, montrent que cet avertissement a bien été pris au sérieux. Le chef de l'Etat afghan avait brandi la menace de suspendre le partenariat stratégique signé la semaine dernière entre les Etats-Unis et l'Afghanistan. Un accord qui doit être encore approuvé par le Parlement afghan et qui définit la coopération entre les deux pays sur la période 2014-2024.

L'Isaf a reconnu sa responsabilité dans un seul des quatre cas évoqués par Hamid Karzaï. Nous enquêtons sur les trois autres incidents mentionnés par le président afghan, a indiqué la force de l'Otan en Afghanistan, sans donner plus de précision. Plus de 3 000 victimes civiles avaient été recensées par l'ONU l'an dernier, le pire chiffre depuis le début de l'intervention en 2001.

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