Australie / Mer

La mort d'un surfeur australien relance le débat sur la protection des requins

Le requin n'a laissé aucune chance au surfeur dont le corps a été coupé en deux, samedi 14 juillet, au large de Perth.
Le requin n'a laissé aucune chance au surfeur dont le corps a été coupé en deux, samedi 14 juillet, au large de Perth. REUTERS/ABC News

Après la mort d'un surfeur australien, tué samedi 14 juillet par un requin blanc dans le sud-ouest de l'Australie occidentale, le débat sur le statut d'espèce protégée du squale est relancé. Les plages sont restées fermées sur une partie de la côte ouest du pays, au lendemain de cet accident.

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Un homme, qui faisait du jet-ski à proximité, a raconté n'avoir vu que la moitié du torse de la victime après l'attaque, avec le requin qui tournait autour. Le corps n'a pas été retrouvé.

L'attaque enregistrée au large de l'île de Wedge, près de Perth en Australie occidentale, est la cinquième en moins d'un an. Norman Moore, ministre de la Pêche de l'Etat d'Australie occidentale, se demande si ces requins doivent rester une espèce protégée dans la mesure ou un programme d'observation de ces requins a montré que ces animaux n'ont pas de prédateurs hormis les hommes. Les requins ne sont pas inquiétés et sont donc de plus en plus nombreux autour de l'île continent.

Mais pour Christophe Neff, chercheur à la faculté des sciences de l'université de Sydney et auteur d'une thèse sur les politiques face aux requins, la question est tranchée : il faut protéger les squales.

« Tuer les requins ne va pas rendre nos plages plus sûres, certifie le chercheur. Modifier leur statut d'espèce protégée ne va rien changer quant aux nombre d'attaques qui se produit sur les plages australiennes. Les requins sont une espèce en danger, sans aucun doute. Il s'agit de deux problèmes différents : d'un côté, il y a les requins qui sont des animaux sauvages dans l'océan, et de l'autre, nous qui allons sur leur territoire. Nous devons plutôt faire attention à notre comportement, car c'est à nous de limiter les risques. »

Après la précédente attaque en mars, Colin Barnett, Premier ministre de l'Etat, avait exclu un programme d'abattage de ces requins.

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