Corée du Sud / Chine

Un militant sud-coréen torturé par la police chinoise, Séoul demande des comptes à Pékin

Le militant sud-coréen Kim Young-hwan lors d'une conférence de presse à Séoul, le 25 juillet 2012.
Le militant sud-coréen Kim Young-hwan lors d'une conférence de presse à Séoul, le 25 juillet 2012. ReutersLee Jae-Won

Aider des réfugiés nord-coréens à rejoindre le sud, c'est la mission que s’était donnée Kim Young-hwan, militant sud-coréen des droits de l’homme emprisonné en Chine le 29 mars 2012 avec trois autres militants et libéré le 20 juillet. De retour à Séoul, il affirme que la police chinoise l’a torturé pendant ses 114 jours de détention. La Corée du Sud a officiellement protesté et demande à Pékin de rendre des comptes.

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Avec notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias

« Je pouvais sentir l’odeur de ma chair brûlée », a déclaré Kim Young-hwan. Le militant sud-coréen affirme que les policiers chinois l’ont empêché de dormir pendant sept jours, l’ont roué de coups et l’ont torturé à l’aide d’électrochocs.

Pékin a nié ces accusations. Mais plusieurs militants sud-coréens, emprisonnés en Chine il y a plusieurs années pour avoir aidé des réfugiés du Nord, ont déclaré avoir eux aussi été torturés par la police chinoise.

De nombreux Sud-Coréens se rendent en effet clandestinement près de la frontière sino-nord-coréenne afin d’aider les fuyards du Nord à rejoindre le Sud. Une activité que Pékin, principal allié de Pyongyang, tente de réprimer.

Kim Young-hwan a été qualifié de « traître » par le régime nord-coréen, qui l’a menacé « d’une punition sans pitié ». Quant à la Corée du Sud, elle affirme croire à ses accusations de torture. Sa Commission des droits de l’homme a exprimé « ses profonds regrets » et a demandé à Pékin d’autoriser des organisations internationales - dont l’ONU - à venir mener l’enquête. Une demande qui a peu de chance d’aboutir.

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