Japon / Hiroshima

Le Japon : le petit-fils d'Harry Truman à Hiroshima pour les commémorations

Clifton Truman (G), le petit-fils de Harry Truman, dans le parc de la Paix, à Hiroshima, le 4 août 2012.
Clifton Truman (G), le petit-fils de Harry Truman, dans le parc de la Paix, à Hiroshima, le 4 août 2012. Photo AFP / Kazuhiro Nogi

Le petit-fils de l'ancien président américain Harry Truman qui avait autorisé les bombardements atomiques de Hiroshima et de Nagasaki, est le premier membre de la famille Truman à venir au Japon pour assister aux commémorations nippones. Lundi 6 août, il sera présent aux cérémonies marquant le 67ème anniversaire du lancement des bombes atomiques sur les deux villes japonaises. Ce voyage du petit-fils d'Harry Truman à Hiroshima suscite l'intérêt des médias japonais.

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Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Clifton Truman ne peut pas ne pas ressentir, dans le parc de la Paix à Hiroshima, la présence des esprits de ceux qui furent tués sur le coup par « Little boy » (petit garçon), le nom donné à la première bombe atomique.

« Nous remercions Dieu de nous avoir donné cette arme et nous prions pour qu’il nous guide dans son usage », avait déclaré le président américain Harry Truman en annonçant deux jours plus tôt le bombardement d’Hiroshima. Aujourd’hui Clifton Truman, ancien journaliste de 55 ans, déclare : « Il n’y a jamais de bonnes décisions dans les guerres. Mon grand-père voulait mettre fin rapidement à cette guerre ».

Claire Wéri

Clifton Truman qui vit à Chicago, a rencontré des hibakusha, des survivants de la bombe, à Hiroshima. Une survivante lui a répondu : « Je veux qu’il sache que certains d’entre nous ne pardonneront jamais les Etats-Unis ». Hiroshima reste habitée par le ressentiment.

Nagasaki a la mémoire plus apaisée. Un ancien maire de la ville, Hitoshi Motoshima, avait osé mettre en cause la responsabilité de l’empereur Hirohito dans le drame des deux villes atomisées : « Hirohito aurait pu mettre fin à la guerre lui aussi, beaucoup plus tôt et prévenir, qui sait, la décision du président américain Truman ».

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