Thaïlande / Unicef

Premier rapport de l’Unicef sur la maltraitance des enfants dans la région Asie-Pacifique

Des enfants avec un membre de leur famille dans le parc vietnamien de Phong Nha- Ke Bang
Des enfants avec un membre de leur famille dans le parc vietnamien de Phong Nha- Ke Bang Carsten Peter/National Geographic/Getty Images)

L’Unicef a lancé, ce mercredi 8 août dans la capitale thaïlandaise Bangkok, le premier rapport analysant toutes les études concernant les mauvais traitements infligés aux enfants dans la région Asie-Pacifique entre 2000 et 2010. Un énorme travail de synthèse qui s’appuie sur plus de 350 études d’organisations internationales, de gouvernements et d’ONG. Et la conclusion de ce rapport est sans appel : les violences contre les enfants sont fortement présentes dans tous les pays de la plus grande région du monde. Elles exercent des effets destructeurs à long terme sur ces enfants.

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Avec notre correspondant à Bangkok, Arnaud Dubus

Les violences contre les enfants sont largement répandues dans tous les pays de la région Asie-Pacifique, qu’ils s’agissent des violences physiques, des abus sexuels ou des violences émotionnelles. En Chine, les violences sont exercées par les parents, mais aussi par les enseignants. L’école est le lieu où ces mauvais traitements sont très majoritairement infligés. Au Vietnam, le concept de masculinité, enraciné dans la culture, favorise les châtiments corporels au sein de la famille.

Ces violences, qu’elles soient physiques ou émotionnelles, ont un impact à long terme sur les enfants, une fois ceux-ci devenus adultes. Les tendances dépressives et suicidaires sont beaucoup plus élevées chez les jeunes qui ont subi des violences sexuelles ou physiques pendant leur enfance.

Ainsi, dans les campagnes chinoises, la première cause de mortalité des jeunes filles est le suicide. L’étude constate également que les violences contre les enfants se produisent dans tous les milieux sociaux, et ne sont pas confinées aux familles les plus pauvres.

Ce rapport est une première étape pour faire prendre conscience aux sociétés et aux gouvernements asiatiques de l’ampleur du fléau, de manière à pouvoir ensuite mieux le combattre, comme cela s’est produit en Europe.

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