Chine / Procès

Chine: ouverture du procès pour meurtre de Gu Kailai

Gu Kailai et son mari Bo Xilai en 2007.
Gu Kailai et son mari Bo Xilai en 2007. Reuters

C'est le dernier rebondissement dans le plus gros scandale politique de ces dernières années en Chine. Ce jeudi 9 août 2012 s'est ouvert le retentissant procès de Gu Kailai, épouse de Bo Xilai, célèbre dirigeant tombé en disgrâce. Gu Kailai comparaît pour homicide volontaire avec préméditation dans l'affaire du meurtre d'un homme d'affaires britannique. Si elle est reconnue coupable, Gu Kailai encourt la peine de mort. Retour sur une affaire aux multiples zones d'ombre qui passionne les médias mais sur laquelle les dirigeants chinois souhaitent tirer un trait au plus vite. On s'attend à un verdict expéditif.

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Il n'est pas sûr que ce procès fasse la lumière sur le réel mobile du crime et les circonstances de la mort de l'homme d'affaires britannique Neil Heywood. Mais au delà de cette sombre affaire de crime et de corruption se profile une lutte de pouvoir dans les plus hautes sphères de l'appareil politique.

Bo Xilai, le mari de l'accusée, était l'étoile montante et un haut cadre du parti. Avant son limogeage en mars dernier, il était le premier secrétaire du parti à Chongqing, une mégapole de plus de 30 millions d'habitants dans l'est de la Chine. Ce «fils de prince rouge», (son père Bo Yibo était l'un des dirigeants historiques de la Révolution chinoise), charismatique et ouvert aux Occidentaux, ambitionnait de devenir membre du puissant Comité permanent du Politburo du parti communiste chinois, le saint des saints du parti. Mais l'ascension de ce «néo-maoïste» a été brisée net à seulement quelques mois du congrès du Parti communiste qui aura lieu en octobre prochain.

Conflit économique, accusations de corruption, enrichissement astronomique, les «Kennedy chinois», comme on les surnomme dans la presse internationale, n'ont pas fini de faire parler d'eux.

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