Inde

Maruti-Suzuki rouvre ses portes après les émeutes

L'usine de Maruti-Suzuki à Manesar, devastée à la fin du mois de juillet 2012, rouvre ses portes.
L'usine de Maruti-Suzuki à Manesar, devastée à la fin du mois de juillet 2012, rouvre ses portes. REUTERS/Ahmad Masood
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Inde, Maruti-Suzuki, un des plus gros constructeurs automobiles du pays, va rouvrir les portes de son usine principale, ravagée le mois dernier par des émeutes sanglantes. Des centaines de travailleurs accusés d’avoir participé à ces manifestations ont été licenciés ce jeudi 16 août 2012.

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Avec notre correspondant à New Delhi, Antoine Guinard

Les sanctions sont tombées au siège de Maruti-Suzuki. Le constructeur automobile indien a annoncé ce jeudi 16 août 2012 le licenciement de 500 de ses employés. Tous sont accusés d’être impliqués dans les émeutes qui ont ébranlé l'usine de Manesar dans le nord du pays au mois de juillet.

La direction a également déclaré cette semaine que l’usine reprendrait son activité à partir du 21 août. Le 18 juillet dernier, des centaines de travailleurs avaient attaqué brutalement la direction du groupe à coup de barres de fer, saccageant et brûlant les locaux.

Ces violences avaient entraîné la mort d’un directeur des ressources humaines et fait près de 100 blessés.

Les dirigeants du groupe assurent que cette émeute était imprévisible et parlent de complot orchestré par une poignée d’individus. Mais les tensions étaient palpables depuis un an dans l’usine de Manesar, qui se targue de produire 50 000 véhicules par mois.

La production avait été interrompue à plusieurs reprises en 2011 par des grèves et des manifestations. Les employés du groupe dénoncent une trop faible augmentation des salaires et l’utilisation abusive de contrats temporaires par la direction.

Joint venture indo-japonaise, Maruti-Suzuki produit plus de 40% des automobiles vendues sur le marché indien. La fermeture temporaire de l’usine aurait coûté plus de 6 millions d’euros par jour au groupe.
 

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