Birmanie

La Birmanie abolit la censure sur la presse

Des journalistes manifestent à Rangoon contre la suspension de deux hebdomadaires, le 4 août 2012.
Des journalistes manifestent à Rangoon contre la suspension de deux hebdomadaires, le 4 août 2012. REUTERS/Soe Zeya Tun

En Birmanie, les journaux et magazines ne sont plus obligés de soumettre leurs articles sur les sujets politiques et religieux à un comité de censure pour autorisation. Il reste à voir comment cette mesure sera appliquée concrètement. La suspension récente de deux hebdomadaires tend à démontrer que le gouvernement ne veut pas totalement abandonner son contrôle de la presse.

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Avec notre correspondant à Bangkok, Arnaud Dubus

En théorie, c’en est fini de la censure en Birmanie. Jusqu’à présent, toutes les publications devaient soumettre l’intégralité de leurs articles à un bureau de la censure préalable qui manipulait colle et ciseaux pour remettre ces écrits dans la ligne jugée politiquement correcte par les autorités.

Ce comité reste en place, mais il n’exerce plus de censure à priori. Parallèlement, un Conseil de la presse du Myanmar a été établi. Il est chargé d’étudier les questions éthiques liées à la presse.

Les journalistes birmans restent toutefois sceptiques. Deux hebdomadaires avaient été suspendus, fin juillet, pour n’avoir pas soumis leurs articles à la censure préalable. Ce n’est qu’à la suite d’une campagne de protestation des journalistes que le gouvernement avait permis à ces magazines de reprendre leur publication.

Par ailleurs, la majorité des journalistes estime que le nouveau Conseil de la presse, présidé par un ancien juge et dont les membres sont nommés par les autorités, n’est pas indépendant.

L’ouverture politique en Birmanie a redonné vigueur aux cercles journalistiques, ils se montrent particulièrement dynamiques. Et ils ne sont guère prêts à accepter des demi-mesures.

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