Chine

Sommet de l’Apec: Hu Jintao promet une croissance stable en Chine

Le président chinois Hu Jintao au sommet de l'APEC, le samedi 8 septembre 2012.
Le président chinois Hu Jintao au sommet de l'APEC, le samedi 8 septembre 2012. REUTERS/Sergei Karpukhin
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La Chine garde le cap malgré la crise qui touche désormais la deuxième économie du monde, a déclaré le président Hu Jintao avant l’ouverture à Vladivostok du sommet annuel du Forum de coopération économique Asie-Pacifique, plus connu sous l’abréviation Apec. Pour favoriser la stabilité économique, Pékin va encourager la consommation intérieure et via une « politique fiscale pro-active », alors que l'activité manufacturière est tombée à son plus bas niveau depuis mars 2009.

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Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Le président chinois n’a donc pas attendu l’ouverture du sommet de Vladivostok pour rassurer ses partenaires. Car les inquiétudes de ce côté du globe sont peut-être encore plus vives qu’en Occident. Selon une enquête réalisée auprès des dirigeants des pays de l’Apec, le ralentissement économique en Chine est en effet perçu comme la principale menace sur la croissance en Asie. Selon cette enquête, 56% des personnes interrogées « se préparent à des performances économiques plus faibles de la Chine sur les douze prochains mois », contre 36% lors de la précédente enquête publiée l'an dernier.

L’excédent commercial malaisien est ainsi tombé à son plus bas niveau en juillet. Selon les statistiques officielles publiées vendredi 7 septembre, les exportations ont reculé de 1,9 % à 58,12 milliards de ringgits (près de 14,5 milliards d’euros). Comme la Corée du Sud et l’ensemble des ex-dragons asiatiques, les exportations sont victimes du ralentissement de la demande chinoise. « Nous stimulerons la consommation intérieure et maintiendrons une croissance stable et robuste ainsi que la stabilité des prix », a promis Hu Jintao, tout en euphémisant sur les « pressions notables » auxquelles doit faire face l’économie chinoise.

Et ces pressions sont nombreuses : la baisse de la demande en Europe et aux Etats-Unis, mais aussi les dettes des collectivités locales… Des images sur les télés chinoises montrant des administrations contraintes de revendre les berlines allemandes de hauts fonctionnaires cet été ou, plus récemment, obligées de céder des terrains pour équilibrer leurs comptes, ont suscité de nombreux commentaires chez les internautes.

La solution passe donc par un nouveau plan de relance, indique ce samedi le numéro un chinois. Vendredi, Pékin a approuvé près de 60 projets de construction allant des lignes de métro aux autoroutes pour un coût total d'un peu plus de 1 000 miliards de yuan (plus de 123 milliards d’euros).

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