Accéder au contenu principal
Chine

Affaire Bo Xilai : les révélations du procès de son ancien bras droit

Wang Lijun, l'ancien chef de la police de Chongching et ex-bras droit de Bo Xilaï, lors de son procès, le 18 septembre 2012.
Wang Lijun, l'ancien chef de la police de Chongching et ex-bras droit de Bo Xilaï, lors de son procès, le 18 septembre 2012. REUTERS/CCTV via Reuters TV
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L’ancienne étoile montante du PC chinois Bo Xilai est pour la première fois officiellement mise en cause dans l’assassinat de l’homme affaire britannique Neil Heywood. C’est ce qu’on a appris lors du procès, cette semaine, de Wang Lijun, l’ex-chef de la police de Chongqing et bras droit de Bo Xilai. Ce dernier a été suspendu de ses fonctions au sein du parti communiste en mai 2012 et sa femme a été condamnée à la peine de mort avec sursis pour le meurtre du Britannique. Selon les médias officiels, grâce aux révélations de son ex-bras droit lors du procès, Bo Xilai pourrait bien être le prochain sur le banc des accusés.

Publicité

De notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

C’est l’histoire d’une gifle qui a changé l’histoire. Le 29 janvier dernier, Wang Lijun se fait « violement réprimander et tirer l’oreille » selon le compte-rendu officiel du procès de l’ancien chef de la police de Chongqing rapporté par l’agence Chine Nouvelle. Le nom de l’auteur de la gifle n’est pas indiqué noir sur blanc, mais tout le monde peut lire entre les lignes lorsque Wang Lijun affirme avoir tenté de révéler les circonstances de « l’affaire du 15 novembre » au « principal responsable du Comité du Parti de Chongqing à l’époque », autrement dit à Bo Xilai.

Le 15 novembre, c’est le jour ou a été découvert le cadavre de Neil Heywood dans sa chambre d’hôtel. L’homme d’affaire britannique a été empoisonné deux jours plus tôt par Gu Kailai, aidée de son domestique. L’épouse de Bo Xilai s’affole. Elle demande au chef de la police de couvrir l’assassinat. Celui-ci s’exécute mais conserve l’enregistrement de la conversation et les preuves du crime : « Après mon arrivée à Chongqing, j’allais souvent chez Bogu Kailai (le nom officiel de Gu Kailai). Elle était gentille avec moi », rapporte Chine Nouvelle qui cite son témoignage.

Puis les choses se sont dégradées. Après la gifle, plus rien ne sera comme avant entre les deux hommes qui se connaissent depuis les années 90, raconte Guo Guowei l’un des quatre agents condamnés pour avoir également dissimulé les preuves. On connait la suite, démis de ses fonctions de chef du bureau de la sécurité publique le 2 février, l’ex-super flic s'empresse d'aller tout raconter aux diplomates du consulat américain de Chengdu. C’est le début du plus grand scandale politique de ces vingt dernières années en Chine.

Il est en effet désormais plus que probable avec ces déclarations que Bo Xilai soit à son tour inculpé. Jusqu’à présent, il était seulement accusé d’avoir enfreint la discipline interne du PC.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.