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CHINE / JAPON

Tensions en mer de Chine : Toyota et Nissan annoncent une réduction de leur production en Chine

Une usine Toyota à Tianjin, dans le nord-est de la Chine.
Une usine Toyota à Tianjin, dans le nord-est de la Chine. REUTERS/Stringer
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les discussions à New York entre les ministres chinois et japonais des Affaires étrangères se sont révélées infructueuses. Les îles revendiquées par Pékin et Tokyo en mer de Chine orientale sont un « territoire sacré de la Chine », a fait savoir la diplomatie chinoise, et ce alors que les deux pays sont censés célébrer, ce mercredi 26 septembre, les 40 ans du rétablissement de leurs relations diplomatiques. Des tensions qui ont déjà des conséquences économiques : les constructeurs Toyota et Nissan viennent en effet d’annoncer une réduction de leur production en Chine.

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Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

« Nos filiales en Chine ajustent leur production au regard de la demande », euphémise le porte-parole de Toyota ce mercredi. Concrètement, les usines de Tianjin (nord-est) et de Canton (sud) du plus grand producteur japonais seront fermées de mercredi à samedi, et encore ensuite jusqu’au 8 octobre pendant les vacances chinoises, disait dès hier mardi l’agence Chine Nouvelle. Même chose pour Nissan, leader des ventes de voitures nippones dans le pays. Là aussi, les ouvriers des usines de Canton, de Xiangyang et de Zhengzhou (centre-est) resteront à la maison.

Ces fermetures temporaires interviennent alors que la production venait seulement de reprendre. En raison des manifestations antijaponaises, les neufs usines Toyota s’étaient ainsi déjà interrompues du 17 au 24 septembre dernier, rappelle le Dongfang Zaobao.

Selon les médias japonais, la production de « Lexus » notamment devrait baisser de 20% en Chine. Pour l’instant, le troisième constructeur n’a pas arrêté ses chaînes de montage, mais Honda reconnaît lui aussi que les tensions diplomatiques ont entraîné un recul des ventes. Et ces tensions pourraient, selon les spécialistes, accélérer le redéploiement des constructeurs de l’archipel en Asie du Sud-Est et profiter à d’autres en Chine, notamment aux constructeurs sud-coréens.

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