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Chine

Chine : jeu de chaises musicales au sommet pour la fin du 18e Congrès du PCC

Le comité permanent du bureau politique du PC chinois, fraîchement renouvelé, le 15 novembre 2012. Le nouveau président (à gauche) est XI Jinping.
Le comité permanent du bureau politique du PC chinois, fraîchement renouvelé, le 15 novembre 2012. Le nouveau président (à gauche) est XI Jinping. REUTERS/Carlos Barria
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La nouvelle direction chinoise est donc en place à l’issue du 18e Congrès du Parti communiste chinois. Xi Jinping, le nouveau numéro 1, a pris la parole. Il est à la tête du nouveau comité permanent du bureau politique. Pas de surprise dans la composition de cette instance suprême. Il faut noter que les membres sont passés de 9 à 7.

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Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Verdict sans surprise : 7 hommes ont remplacé les 9 « Empereurs », comme on les appelle ici, 7 costumes sombres, 6 cravates rouges et une bleue, qui se sont avancés tout à l’heure avec près d’une heure de retard sur la scène de la grande salle de l’est dans cet imposant palais du Peuple de la place Tiananmen.

Dans l’ordre Xi Jinping, le nouveau secrétaire général et prochain chef de l’Etat, Li Keqiang, le futur Premier ministre qui sera désormais numéro 2 du régime alors que son prédécesseur était à la place numéro 3.

Xi Jinping s’est adressé aux amis journalistes très nombreux, signe de l’importance de la Chine aujourd’hui : « Notre peuple est un grand peuple qui veut contribuer à l’histoire de l’humanité. Le bonheur demande du labeur. Notre responsabilité est plus grande qu’une montagne et les défis sont immenses. Il s’agira notamment de lutter contre la pauvreté et d’éliminer la corruption. »

Accueillons chaleureusement le secrétaire général du comité central, le camarade Xi Jinping !...

Un nouveau style, mais rien ne change au comité permanent.

Xi Jinping est nommé chef de la commission militaire centrale, ce qui veut dire que Hu Jintao ne restera pas à la tête de cette commission militaire pendant deux ans comme l’avait prédit certains analystes et surtout comme l’avait fait son prédécesseur Jiang Zemin. Hu Jintao, qui a traversé ce que les journalistes chinois ont qualifié de « décennie en or » sur le plan économique, n’a rien laissé sur le plan des réformes politiques. Si cette retraite est confirmée, ce serait sa première contribution à une timide modernisation politique du parti.

Debout sur l’estrade, il y a aussi l’homme de la Propagande Liu Yunshan, le pompier de l’Economie chinoise Wang Qishan (celui lui qui a la cravate bleue), Zhang Dejiang le patron du Parti communiste de Chongqing, Yu Zhengsheng celui de Shanghai, Zhang Gaoli aussi l’homme des relations avec la Corée du Nord.

Les 7 hommes les plus puissants de Chine sont tous des hommes de l’ancien président Jiang Zemin et de Hu Jintao, avec un équilibre entre les conservateurs et les réformateurs, si tant est que ce mot vaille dire quelque chose en Chine.

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