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Chine

Chine: du changement à la tête de la sécurité intérieure

Zhou Yongkang, ancien chef de la sécurité publique et surtout parrain du «prince» déchu Bo Xilai.
Zhou Yongkang, ancien chef de la sécurité publique et surtout parrain du «prince» déchu Bo Xilai. AFP PHOTO / LIU JIN / FILES
Texte par : RFI Suivre
3 mn

C’était attendu mais cela n’aura pas traîné. Quelques jours après la nomination d’une nouvelle direction à la tête du Parti communiste chinois, les changements se poursuivent au sein des différentes commissions du Parti. Premier à laisser sa place : Zhou Yongkang. Celui qui a longtemps été à la tête du département de la sécurité intérieure, véritable Etat dans l’Etat sous la mandature précédente, doit aujourd’hui laisser sa place.

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Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Ce départ à la retraite était attendu pour un homme qui fêtera son 70e anniversaire le 12 décembre prochain. Il n’est en revanche pas tout à fait innocent qu’il soit parmi les premiers à être annoncés publiquement, suite à l’élection du nouveau Comité permanent du bureau politique du Parti communiste chinois. La dernière fois qu’on a vu le « Monsieur sécurité » du PCC, c’était dans les « douves » mises en place autour de Pékin le 5 novembre dernier, pour assurer, disait-il, une « défense solide » du 18e Congrès. Zhou Yongkang était en réalité sur la sellette depuis le début du scandale Bo Xilai et la chute de ce haut dirigeant communiste dont il était considéré comme le parrain en politique. Bo Xilai a notamment été accusé d’avoir mis sur écoutes la haute hiérarchie du Parti et Zhou Yongkang n’a visiblement pas pu ou pas voulu l’en empêcher.

Cette annonce est en tout cas saluée comme une bonne nouvelle par les internautes ce 19 novembre, car son poste serait de toute façon affaibli puisqu’il ne fait plus partie du Comité permanent, réduit à sept membres.

Zhou Yongkang est remplacé à la tête de la Commission de la politique et de la justice par Meng Jianzhu, qui l’aurait récemment critiqué en affirmant « qu’assurer la sécurité du 18e Congrès ne devait pas déranger le peuple » ; une allusion aux mesures paranoïaques prises dans la capitale ces derniers jours et notamment la fermeture des karaokés, l’interdiction des cerfs-volants et de promener les pigeons pendant le rassemblement des délégués au Palais du Peuple. Mais attention, Meng Jianzhu n’est pas non plus un tendre ! Ce dernier compte même parmi les plus ardents défenseurs d’un renforcement des contrôles sur le net chinois.

Cette nomination est accompagnée d’un départ beaucoup moins attendu, et en l’occurrence celui de Li Yunchao. Cet homme de Hu Jintao, pressenti pour entrer au Comité permanent et finalement recalé à la dernière minute. Il est remplacé à la tête de l’Organisation du Parti par Zhao Leji, chef du PC de la province du Shaanxi. Deux possibilités : soit l’actuel chef de l’Etat le met en réserve pour le prochain congrès dans 5 ans, soit c’est encore un recul du camp Hu Jintao.
 

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