France / Afghanistan

A Chantilly, la difficile recherche d'un futur apaisé pour l'Afghanistan

Insurgés talibans et leurs armes capturés par les forces de sécurité afghanes, en décembre 2012.
Insurgés talibans et leurs armes capturés par les forces de sécurité afghanes, en décembre 2012. REUTERS/ Parwiz

Quel futur pour l'Afghanistan ? La question devient de plus en plus pressante alors que la coalition internationale doit quitter le pays d'ici 2014. La semaine dernière, sous l'égide de la France, plusieurs responsables du gouvernement et de l'opposition légale se sont réunis à Chantilly, en région parisienne. C'est la troisième réunion du genre, mais c'est la première fois que des envoyés des talibans étaient présents à la table des discussions. Peu d'informations ont filtré sur la teneur de ces discussions.

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Les discussions de Chantilly ont été positives, c'est ce qu'affirme le frère du commandant Massoud, Ahmad Zia Massoud, qui a créé l'an dernier un nouveau rassemblement d'opposition légale. Alors sur quoi ont porté ces discussions ? Pour Ahmad Zia Massoud, «on a discuté de la manière d'apporter la paix en Afghanistan, et on a surtout cherché des points communs entre les différents antagonistes. Et on en a trouvé un certain nombre : la nécessité absolue d'atteindre la sécurité sur le territoire, d'apporter la paix et de faire un effort avec le départ de la communauté internationale. On a également évoqué les possibilités de développement économique. »

Mais qu'en est-il des talibans, présents pour la première fois à ce genre de réunion ? Pour Ahmad Zia Massoud, « toutes les personnes présentes lors de cette réunion ont amené des idées, il n'y avait pas d'exception. »

Nous n'en saurons pas plus. Des talibans venus du Pakistan, ce qui veut dire que si, comme l'en accuse Kaboul, Islamabad soutient les talibans, c'est la première fois qu'elle les laisse venir à ce genre de réunion. Mohammed Mohaqiq, le chef de la communauté chiite hazara, dans l'opposition légale, estime que « c'est effectivement un point positif. Le Pakistan a compris que dans cette discussion la solution ne vient pas que de l'Afghanistan mais aussi du Pakistan. Nous sommes tous d'accord pour que ce genre de discussions continue, pour que l'on puisse avancer ensemble. »

Et Mohammed Mohaqiq n'exclut pas que la France puisse continuer à jouer un rôle de facilitateur.

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