Inde

Inde : vers des peines plus sévères pour les auteurs d’agressions sexuelles

La mort de la jeune étudiante victime d’un viol a provoqué un mouvement de colère et d'indignation en Inde. New Delhi, le 30 décembre 2012.
La mort de la jeune étudiante victime d’un viol a provoqué un mouvement de colère et d'indignation en Inde. New Delhi, le 30 décembre 2012. REUTERS/Danish Siddiqui

Le gouvernement indien s’est empressé d’annoncer une série de mesures pour renforcer la sécurité pour les femmes, après la mort samedi 29 décembre d’une jeune femme victime d’un viol collectif à New Delhi, il y a deux semaines. Le Parti du Congrès travaille également à la mise en place de peines plus lourdes pour les auteurs d’agressions sexuelles.

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Avec notre correspondant à New Delhi, Antoine Guinard

Trente ans de réclusion au lieu de sept et dans certains cas, rares, la castration chimique. C’est ce que pourraient encourir les violeurs en Inde, d’après un nouveau projet de loi auquel s’atèle le gouvernement indien, mené par le Parti du Congrès de Sonia Gandhi.

D’après la presse indienne, un premier document devrait être soumis dans les prochains jours à une comité d’experts, dirigé par un juge de la Cour suprême. Parmi ces recommandations, la mise en place de tribunaux spéciaux qui traiteraient les affaires d’agressions sexuelles en moins de trois mois ou encore la baisse de l’âge de la majorité pénale de 18 à 15 ans. Cette dernière proposition n’est pas anodine, puisqu’un des six suspects arrêtés pour le viol, et désormais le meurtre, de la jeune étudiante à New Delhi il y a deux semaines, soufflera ses 18 bougies dans quelques mois.

Pris pour cible lors des manifestations organisées à New Delhi à la suite de ce sordide fait divers, le gouvernement indien tente à présent de réagir. La multiplication des patrouilles de nuit, l’interdiction des vitres teintées ou encore un meilleur suivi des personnes condamnées pour agression sexuelle figurent parmi les propositions avancées par New Delhi.

Près de 24 000 viols ont été recensés en 2011, soit une hausse de plus de 9% par rapport à l’année précédente. Pour de nombreux Indiens venus manifester ces deux dernières semaines, seules des lois plus strictes sont susceptibles d’enrayer cette tendance.

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