Corée du Sud / Birmanie

La Birmane Aung San Suu Kyi rend visite à la présidente coréenne Park Geun-hye

Aung San Suu Kyi et Park Geun-hye durant leur entretien, le 29 janvier 2013 à Séoul.
Aung San Suu Kyi et Park Geun-hye durant leur entretien, le 29 janvier 2013 à Séoul. REUTERS/Jung Yeon-Je/Pool
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L'ancienne dissidente Aung San Suu Kyi, désormais membre du Parlement birman, a commencé le 28 janvier une visite de cinq jours en Corée du Sud. Au programme, une rencontre avec le président sortant Lee Myung-bak, et surtout la présidente coréenne nouvellement élue, Park Geun-hye, qui va prendre ses fonctions en février. Entre les deux femmes, beaucoup de points communs, mais aussi des différences fondamentales.  

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Avec notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias

C’est une rencontre entre deux symboles. Aung San Suu Kyi et Park Geun-hye ont toutes deux accédé à d’importantes fonctions politiques dans des pays pourtant très patriarcaux.

La première est entrée du Parlement birman l’année dernière. Son élection a marqué le début d’une transition démocratique. La seconde a été élue première femme présidente de Corée du Sud en décembre.

Les deux doivent leur destin politique à leur père : le général Aung San est un héros de l’indépendance birmane, tandis que le général Park Chung-hee est considéré comme le responsable du décollage économique de la Corée. Les deux hommes sont morts assassinés.

Les similitudes s’arrêtent là. Aung San Suu Kyi a incarné toute sa vie la lutte pour la démocratie, tandis que Park Geun-hye a toujours été très réticente a reconnaître les violations des droits de l’homme commises sous le régime dictatorial de son père. 

Devenue une démocratie bien établie, la Corée du Sud veut aujourd’hui encourager les réformes entreprises en Birmanie et souhaite profiter des opportunités d’investissement offertes par cette ouverture.

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