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Corée du Nord

La Corée du Nord menace les Etats-Unis de frappes

Un soldat monte la garde sur le site de lancement au nord-ouest de Pyongyang.
Un soldat monte la garde sur le site de lancement au nord-ouest de Pyongyang. REUTERS/Bobby Yip
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La Corée du Nord menace ce mardi 26 mars les Etats-Unis, ainsi que les îles de Guam et d’Hawaï, de tirs de missiles. Pyongyang a semble-t-il placé son armée en alerte. Au Sud, la nouvelle est prise avec calme. Cette énième menace fait cependant craindre un accrochage qui provoquerait une escalade, tandis que la Corée du Sud et les Etats-Unis ont renforcé leur coopération militaire.

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Les menaces venues de Corée du Nord ont été nombreuses ces dernières semaines, mais celles-ci sont vraiment inhabituellement précises et inquiétantes.

L’agence officielle du régime a déclaré que la Corée du Nord a placé son armée en ordre de combat ce mardi. Elle a également demandé à ses unités spéciales stratégiques de missiles et d’artilleries à longue portée de se mettre en état d’alerte et de se préparer à d’éventuelles frappes contre les Etats-Unis, les îles de Guam et de Hawaï dans le Pacifique où se trouvent des bases américaines.

C’est la première fois que la Corée du Nord utilise l’expression « posture de combat de plus haut niveau » pour ses armées, un signe de plus de l’escalade verbale à laquelle se livre le régime de Pyongyang depuis plusieurs semaines.

Les experts jugent cependant que Pyongyang est loin de maîtriser la capacité technique pour lancer un missile intercontinental frapper les Etats-Unis, et ce malgré le tir réussi d'une fusée le 12 décembre dernier. Les îles de Guam et d'Hawaï sont également considérées comme étant hors de portée par les missiles de moyenne portée que possèdent la Corée du Nord.

Risque d'escalade

Si une attaque serait suicidaire de la part du régime nord-coréen, ces déclarations très agressives n'en demeurent pas moins inquiétantes. Le risque d’un accrochage militaire qui mènerait à une escalade est en effet plus élevé que jamais. Vendredi 22 mars, Washington et Séoul ont renforcé les conditions de leur pacte de coopération militaire qui prévoit désormais un soutien accru des Etats-Unis même en cas de provocation mineure de la part de la Corée du Nord. Le 12 février dernier, un essai nucléaire - le troisième - mené par Pyongyang lui a valu de nouvelles sanctions de l'ONU.

En Corée du Sud, ces menaces sont prises avec beaucoup de calme, nous rapporte notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias. Il n'y a pas encore eu de réaction officielle et les chaînes de télévision n'ont pas interrompu leurs programmes pour les annoncer. L’armée sud-coréenne s’est voulu rassurante et a affirmé qu’aucun mouvement suspect de troupes au Nord n’était à signaler. La Chine voisine, alliée de Pyongyang, a elle appelé Nord et Sud à faire preuve de « retenue ».

Ces nouvelles menaces surviennent trois ans jour pour jour après le torpillage d’un croiseur sud-coréen imputé au régime de Pyongyang. Beaucoup au Sud s’attendaient à des provocations de la part du Nord. Dans la journée, plusieurs sites Internet tenus par réfugiés nord-coréens ont aussi été victimes d’une attaque informatique coordonnée.

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